Un zest d’utopie et de nostalgie - Marketing is Dead
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Un zest d’utopie et de nostalgie

Un zest d’utopie et de nostalgie

« L’homme qui vivra 1 000 ans est déjà né », claironnait il y a quelques années le chirurgien, chroniqueur, essayiste Laurent Alexandre… on est loin du compte ! Même si on ne parle pas du cas d’école de la Russie – suicides, alcoolisme aigu, guerre en Ukraine, effet Poutine ? –, de nombreux pays on connut des reculs récents de leur espérance de vie, y compris les USA avant même Trump (drogues, suicides).

Y compris les USA, patrie du pape du transhumanisme Ray Kurzweil, l’homme qui prend – ou prenait, je ne sais pas s’il continue – 100 pilules par jour pour atteindre la singularité, c’est-à-dire le jour où le développement exponentiel des technologies lui permettrait de vivre éternellement.

Il n’y a plus guère que lui pour y croire, mais il persévère : en 2005, il publiait The Singularity Is Near ; en 2024, il récidivait avec The Singularity Is Nearer.

Mais force est de reconnaître que le transhumanisme est passé de mode, tout comme le métavers : pourtant, Zuckerberg y croyait comme un fou quand en 2021, il décide de rebaptiser Facebook, Inc. en Meta ! Mais le métavers ne fut qu’un feu de paille, tout comme son ancêtre Second Life – faut reconnaître que l’interdiction des casinos en 2007 a marqué un coup d’arrêt brutal à l’âge d’or économique de l’univers !

Transhumanisme, métavers, Second Life, marketing participatif, journalisme participatif – souvenez-vous avec nostalgie des premiers pas d’Agoravox, avant sa dérive vers l’extrême-droite : un gros zest d’utopie qui s’en vient butter contre les réalités ! Même la blockchain séduisait avant la montée en puissance des crypto-monnaies et les escroqueries qui peuvent y être liées.

Depuis sa naissance, le Web a toujours généré de superbes utopies qui au mieux s’effondrent, et au pire… aboutissent à des géants monopolistiques et capitalistiques : je me souviens des articles où Télérama évoquait avec une tendre fascination « l’utopie de deux étudiants de Stanford » et l’ingéniosité du PageRank ; aujourd’hui le magazine titre plutôt : « Faut-il avoir peur de Google ? ».

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