Un peu de bon sens Archives - Marketing is Dead
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Un peu de bon sens

Qwant Maps, bien plus sûr que Google Maps

« Break up big tech », annoncent de gigantesques panneaux à San Francisco, signés Elizabeth Warren, la candidate – visitez son site officiel – à l’investiture démocrate à la Maison Blanche … et pourtant les Démocrates américains sont loin de constituer de sanguinaires gauchistes !

Selon un sondage YouGov, 2 Américains sur 3 se déclarent favorable au démantèlement de compagnies comme Amazon and Google – on ne parle plus de GAFA mais de « big tech » désormais – et ce chiffre varie peu d’un électorat à l’autre puisque l’on passe de 63% de favorables chez les Démocrates à 60% chez les Républicains

Bref la très grande majorité des Américains – comme des Européens – déteste les GAFA … mais se montre souvent totalement incapable de s’en passer : qui va renoncer à son GMail et surtout au moteur de recherche de Google ?

Il y a bien Opera, navigateur très discret puisqu’intégrant un VPN gratuit et illimité – et que j’utilise de plus en plus – et Qwant, « le moteur de recherche qui respecte votre vie privée » … mais franchement, c’est sympa, l’idée, mais en termes d’efficacité, d’ergonomie, de … : bref, on déteste Google, mais comme c’est le meilleur …

Pourtant, que c’est agréable de pouvoir découvrir des résultats qui ne sont pas dépendant du SEA … car il y a bien longtemps que les résultats Google doivent autant sinon plus au SEA qu’au SEO – du moins, quand il y a du fric à récupérer !

Mais surtout, les gens derrière Qwant se préoccupe plus de qualité que de business, ce qui explique que contrairement à Google Maps, Qwant Maps ne m’aurait pas envoyé dans le décor en Zambie : pour ceux qui n’ont pas lu ma triste histoire, tout est .

Démonstration : je programme sur Google Maps et sur Qwant Maps – qui n’est encore q’une version – le même itinéraire, de Lusaka, capitale de la Zambie, au Gwabi River Lodge, ma destination.

Google Maps indique deux itinéraires possibles : celui par le Nord, où je me suis planté dans des ornières, et totalement impraticable sinon en 4X4 … mais le plus court et le plus rapide ; et celui du Sud, 40 kilomètres de plus : pas à hésiter, cap au Nord, je vais arriver à destination pour le déjeuner après 2 heures 21 de conduite.

2 heures 21 : juste ridicule, même pour un excellent chauffeur, équipé d’un excellent 4X4 !

Qwant Maps ne propose qu’une route, par la Sud : 2 heures 36 et 147 kilomètres ; normal, la route du Nord n’existe pas pour lui.

Bref, mieux vaut faire confiance à Qwant Maps qu’à Google Maps. Pourquoi ? Tout simplement parce que là où le second se contente de données locales parfois plus que sujettes à caution, et s’amuse ensuite à inventer des routes, le premier se fonde sur OpenStreetMap« projet de cartographie qui a pour but de constituer une base de données géographiques libre du monde », comme le rappelle Wikipédia.

On est passé du stade où des utopistes cherchaient à faire comme Google, mais en moins bien, à celui où des ensembles de citoyens responsables réussissent à faire réellement MIEUX que les donneurs de leçons suffisants de Mountain View.

Black Friday : tous des escrocs ?

Comme toujours en marketing, l’application par le plus grand nombre d’un astuce individuelle ne peut que tourner au cauchemar ! Dernier exemple en date : le Black Friday.

Réaliser une grosse opération de promotion avant les Fêtes de fin d’année constitue en soi une bonne idée, si cela permet de piquer quelques clients à la concurrence ; se joindre à toute la concurrence pour casser les prix avant Noël, c’est juste stupide, puisque nécessairement à somme nulle : tous les vendeurs réalisent en un jour – ou un weekend – un CA gigantesque à prix cassé … pour ne plus rien vendre à prix normal dans les jours qui suivent.

Avec un côté éthique très négatif : on pousse à la consommation irraisonnée … pas très respectueux d’un point de vue environnemental ; heureusement, il y a quelques outsiders comme la Camif.fr – qui ferme son site ce jour-là – pour refuser de jouer à ce jeu débile.

Par ailleurs, CA ne rime pas nécessairement avec bénéfices : bien sûr, compliqué pour Darty de ne pas se lancer dans la bagarre quand Amazon y est … en oubliant qu’Amazon perd plus d’un milliard de dollars dans le commerce en ligne hors USA : bien futé de coller à la roue de son concurrent ?

Surtout le Black Friday démontre implacablement aux consommateurs que les distributeurs – enfin tous ceux qui participent à l’opération – sont des … escrocs puisqu’ils peuvent effectuer des remises jusqu’à 50%, voir plus, sans perdre d’argent – rappelons que le vente à perte est interdite en France.

Le Black Friday, c’est juste la démonstration par les distributeurs eux-mêmes que les prix qu’ils pratiquent tout au long de l’année sont sur-gonflés ; du moins, c’est ce qu’ils affichent haut et fort en agissant ainsi.

Pas avec ça qu’ils vont regagner la confiance des consommateurs !

Le Black Friday, c’est le côté obscur de la distribution …

Ça, c’est du sondage

Un copain panéliste m’envoie cette copie d’écran : pas de « Ne sait pas » ou de « Aucune »,  pour passer à la suite du questionnaire, il faut obligatoirement répondre connaître au moins une de ces trois marques : c’est le chef de produits Panzani qui va être content, jamais la notoriété de ses produits n’aura été aussi bonne !

Panzani

Allez, circulez, il n’y a rien à voir !

A midi, vous êtes mort

Difficile au dernier CES de Las Vegas de ne pas chopper plein de puces : l’Internet des Objets – prononcez « Aï O Ti » ; en France, on parle plutôt d’objets connectés – était partout.

La dénomination Internet des Objets me semble plus parlante : le réseau actuel permet aux humains d’échanger entre eux, celui de demain permettra aux objets d’en faire autant … sans même que nous soyons au courant ! Le seul problème, c’est qu’aujourd’hui et pour quelques années encore, on reste plutôt dans les objets connectés – donc des objets pleins de puces qui vont nous informer sur notre température, nos calories … ou les cibles potentielles, pour les dragueurs de tous sexes !

Et quand vos vieux objets n’auront pas de puces, vous pourrez quand même vous gratter en leur collant de petits capteurs – comme ces peanuts que vous allez coller un peu partout chez vous ou sur vous.

Évidemment, toutes les startups et autres entreprises du High Tech œuvrant dans le domaine de l’IoT ont prévu des connections Bluetooth de leurs gadgets avec nos Smartphones pour leur permettre de pénétrer dans le vaste monde de l’Internet des Objets – via des application iOS et/ou Android, bien entendu : Windows 10 n’est pas vraiment tendance.

Déjà que les heureux possesseurs d’abonnements 4G se plaignent d’avoir bien du mal à tenir toute une journée en cas de surf un peu intensif – sans trop exagérer, non plus ! Les batteries se déchargent si vite ; mais bon, on peut quand même se retenir quand la charge baisse fortement.

Les puces, elles, vont tchatcher dès potron-minet et sans faiblir toute la journée : normal, il leur faudra bien avertir leurs experts (robots, bien entendu) des calories que vous venez de prendre, de votre taux d’alcoolémie, j’en passe … Et ces derniers vous avertiront des risques que vous prenez – ou votre assureur, votre banquier ou votre médecin, si nécessaire !

Dans le vaste et magnifique monde de l’IoT, malheur à ceux qui ne disposeront de batteries puissantes ! Aujourd’hui, sans téléphone et Internet mobile, vous êtes mort : nul ne peut vous joindre, vous ne pouvez signe de vie à personne.

Grâce aux puces de l’IoT, dès midi vous allez vous retrouver sans batterie … virtuellement morts !