FLaurent, Auteur à Marketing is Dead
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Author:FLaurent

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Interview de Frédéric Canevet, coauteur de Business Express (suite)

Question : Donc, pour réussir, il faut appliquer « la méthode 90/30 : une action concrète à mettre en place en 30 minutes pendant 90 jours » : tu peux nous en dire un peu plus ?

Frédéric Canevet : La méthode 90-30 part d’un constat très simple : aujourd’hui, tout le monde veut des résultats rapidement. Nous sommes dans une véritable course à l’attention, mais aussi dans une course aux résultats.

Le problème, c’est qu’on cherche souvent des transformations immédiates.

On se donne un objectif pendant quelques jours ou quelques semaines, puis, si les résultats ne sont pas immédiatement visibles, on passe à autre chose.

Nous avons donc imaginé la méthode 90-30 autour d’un principe très simple : agir chaque jour pendant environ 30 minutes, pendant 90 jours.

Pourquoi 90 jours ?

Parce qu’un mois est souvent trop court pour observer un véritable impact. On peut commencer à lancer des actions, à tester des choses et à mettre en place de nouvelles habitudes, mais il est difficile d’en mesurer réellement les effets.

En revanche, au bout d’un trimestre, on commence à avoir suffisamment de recul.

On a eu le temps d’expérimenter, de corriger ce qui ne fonctionne pas et de constater les premiers résultats.

Concrètement, le livre propose donc une action par jour.

Chaque action est conçue pour être réalisée en environ trente minutes. Évidemment, certaines prendront parfois un peu moins de temps et d’autres un peu plus. L’objectif n’est pas de transformer cela en contrainte chronophage.

L’objectif, c’est de faire avancer les choses chaque jour.

Pour chaque action, nous expliquons d’abord pourquoi elle est intéressante et quel est son objectif. Puis nous donnons une méthode concrète pour passer à l’action.

Nous avons également ajouté une histoire inspirante ou une anecdote.

Elle peut venir de notre propre expérience ou s’appuyer sur des cas connus. L’idée est de montrer que ces principes ne sont pas uniquement théoriques et, surtout, de permettre au lecteur de se dire : « Moi aussi, je peux le faire. »

Nous présentons également les principales erreurs à éviter et des pistes pour aller plus loin.

Mais nous voulions aller au-delà du livre traditionnel.

C’est pour cela que nous avons intégré des prompts que le lecteur peut copier-coller dans son intelligence artificielle préférée.

Pour moi, c’est devenu essentiel.

Un livre peut donner une méthode générale, mais l’intelligence artificielle permet ensuite de l’adapter à sa propre situation. Le lecteur peut donner davantage d’informations sur son activité, son entreprise, ses contraintes ou ses objectifs et obtenir une version beaucoup plus personnalisée de l’exercice.

Le livre devient donc un point de départ, et l’IA permet d’accélérer le passage à l’action.

Nous avons également créé un espace lecteur avec plusieurs ressources complémentaires.

On y retrouve notamment des infographies qui permettent de visualiser rapidement les principaux concepts et de retenir l’essentiel.

Nous avons aussi prévu un court podcast chaque semaine.

L’objectif est simple : aider le lecteur à garder sa motivation tout au long des 90 jours.

Parce que, finalement, la principale difficulté n’est pas toujours de savoir quoi faire.

Aujourd’hui, nous avons accès à une quantité considérable d’informations, de méthodes et de conseils.

Le véritable défi, c’est de continuer à agir suffisamment longtemps pour obtenir des résultats.

C’est aussi pour cela que nous avons ajouté des fiches d’action.

À la fin de la journée, le lecteur est invité à prendre quelques minutes pour faire le point sur ce qu’il a réalisé, ce qu’il a appris et ce qu’il va faire le lendemain.

C’est un peu la même logique qu’un journal de gratitude, mais appliquée à l’action.

L’idée est de prendre conscience des progrès réalisés, même lorsqu’ils semblent modestes.

Parce qu’au bout de 90 jours, ce ne sont pas forcément les grandes décisions qui font la différence.

Ce sont souvent les petites actions répétées, les tests, les corrections et la régularité.

En résumé, la méthode 90-30, c’est donc : 30 minutes d’action par jour, pendant 90 jours, avec une méthode, des exemples inspirants, des outils concrets et des ressources pour rester motivé jusqu’au bout.

Quand Google Gemini déconseille… Google Maps !

Hier, je voulais vérifier le temps d’un trajet RER A Nation-Saint-Germain-en-Laye : 1 heure 14 pour Google Maps qui me fait passer par Poissy pour y prendre le bus ! Sur le coup, je pense à un problème sur la branche La Défense-Saint-Germain… mais non, la RATP indique un trafic normal.

« ¿Qué pasa ? ».

Je pose donc la question à Google et Gemini me répond que « le fait que Google Maps vous fasse passer par Poissy s’explique par un bug fréquent d’intégration des données SNCF/RATP ».

Mais encore : « Ce qu’il faut faire : Fiez-vous aux informations officielles de la RATP ». Et surtout : « Pour vos trajets en Île-de-France, l’application officielle Bonjour RATP ou Île-de-France Mobilités est souvent plus précise en temps réel ».

Et voilà pourquoi Google Gemini déconseille Google Maps : au moins, une IA qui a l’honnêteté des bons choix !

Interview de Frédéric Canevet, coauteur de Business Express (suite)

Question : Le leitmotiv désormais, c’est « Priorité à l’action [avec] la méthode 90/30 » : ce n’est pas un peu le mal de notre époque, on agit vite, très vite… mais on oublie un peu de réfléchir ?

Frédéric Canevet : C’est justement l’un des principes fondamentaux du livre : dans un monde imprévisible, il faut remettre l’action au centre.

C’est évidemment lié à ce que nous disions précédemment sur le monde BANI. Quand l’environnement peut changer rapidement, il devient beaucoup plus difficile de construire des plans extrêmement détaillés à deux ou trois ans et de penser qu’ils vont se dérouler exactement comme prévu.

Avant de vouloir prédire précisément ce qui va se passer dans trois ans, essayons déjà d’atteindre nos objectifs du mois, puis du trimestre, et construisons l’avenir à 1, 2, 3 ans progressivement.

L’idée n’est pas de trouver une recette miracle. Dans l’environnement actuel, elle n’existe probablement plus.

L’enjeu est plutôt de tester, d’agir, d’observer les résultats et d’apprendre.

Dans le livre, nous défendons cette idée que l’action crée le mouvement. On expérimente, on obtient des succès, parfois des échecs, et surtout on apprend ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. On accélère sur ce qui produit des résultats et on abandonne ce qui n’en produit pas.

Mais attention : cela ne signifie pas qu’il faut partir dans tous les sens, sans plan ni stratégie.

C’est justement une confusion que l’on fait souvent avec le growth hacking ou avec les fameux « hacks ». Faire des tests en permanence sans savoir où l’on veut aller peut rapidement devenir de la gesticulation.

Il faut donc trouver un équilibre.

D’un côté, il faut privilégier l’action, les expérimentations et les résultats rapides.

De l’autre, il faut avoir une vision et une stratégie de long terme qui donnent une direction à ces actions.

C’est d’ailleurs un point que j’avais déjà développé dans mon précédent livre consacré au growth hacking. Le growth hacking n’est pas une stratégie en soi. Les hacks ne servent à rien s’ils ne s’inscrivent pas dans une vision globale.

Sinon, on répond simplement aux urgences du court terme sans construire quoi que ce soit de durable ou différenciant.

Je le vois très concrètement dans mon travail chez Eloquant.

Nous sommes éditeurs de logiciels pour les centres de contact. Nous pouvons évidemment communiquer sur l’intelligence artificielle, développer de nouvelles fonctionnalités et utiliser les mêmes canaux marketing que nos concurrents.

Mais si nous nous contentions de multiplier les hacks marketing, nous pourrions peut-être obtenir ponctuellement davantage de visibilité ou de leads.

En revanche, cela ne répondrait pas à une question fondamentale : pourquoi un client devrait-il nous choisir plutôt qu’un concurrent ?

La stratégie est indispensable pour répondre à cette question.

Elle permet de créer une différenciation.

Par exemple, nous observons aujourd’hui un intérêt croissant pour les neurosciences et pour la dimension humaine de la relation client.

Et cela n’est pas contradictoire avec l’arrivée massive de l’intelligence artificielle. Au contraire.

Plus les entreprises automatisent les interactions simples, plus les interactions humaines restantes deviennent importantes. Elles seront peut-être moins nombreuses, mais elles deviendront des moments de vérité.

À ce moment-là, il ne suffira plus simplement de répondre à la demande du client.

Il faudra être capable d’aller au-delà : être proactif, assurer un suivi, comprendre le contexte, créer une attention particulière et, idéalement, générer ce que j’appelle un « effet Wow » dans le parcours client.

Voilà pourquoi je pense qu’il faut distinguer deux niveaux.

Le premier est opérationnel : agir, tester, apprendre et rechercher rapidement de l’efficacité.

Le second est stratégique : prendre de la hauteur, comprendre où l’on veut aller et construire une véritable différenciation.

Dans notre livre, l’action reste volontairement sur l’action. Nous voulons d’abord aider les lecteurs à obtenir leurs premiers résultats.

C’est important, car les premiers succès créent une dynamique positive. Ils donnent envie de continuer, permettent d’apprendre et entraînent progressivement le changement.

Mais, vers la fin du livre, nous prenons davantage de hauteur.

Nous travaillons notamment sur la vision, la mission, les personas et la stratégie. Nous abordons également la manière d’éviter de se faire « Kodakiser », d’anticiper les évolutions de son marché et d’optimiser ses processus.

En réalité, notre conviction est assez simple : il ne faut pas opposer l’action et la stratégie.

L’action sans stratégie finit par tourner dans tous les sens.

La stratégie sans action reste un joli PowerPoint.

Notre approche consiste donc à commencer par agir, obtenir des premiers résultats, apprendre du terrain, puis progressivement prendre de la hauteur pour construire une trajectoire plus solide sur le long terme.

Interview de Frédéric Canevet, coauteur de Business Express

Frédéric Canevet est l’exemple même du serial writer ; dernier opus en date : Business Express, la méthode pour vendre plus et mieux, qu’il cosigne avec Jean Paul Crenn. Questions à auteur particulièrement prolixe !

Question : Ça commence bien : d’entrée on a droit à un nouvel acronyme, puisque vous déclarez que nous vivons désormais dans une « ère BANI (Brittle, Anxious, Non-linear, Incomprehensible) » : kézako ?

Frédéric Canevet : Si nous commençons le livre en parlant d’un monde BANI, c’est parce que nous pensons que le modèle VUCA ne suffit plus à décrire la réalité actuelle.

Pendant longtemps, on a parlé d’un monde VUCA : volatile, incertain, complexe et ambigu. Mais, malgré cette volatilité, nous étions encore capables de faire des projections relativement fiables.

On raisonnait avec des moyennes.

Une croissance moyenne. Une inflation moyenne. Un climat relativement prévisible. Des budgets qui augmentaient de quelques pourcents chaque année, le fameux budget de l’année passée + 5%. Et, dans certains secteurs comme le logiciel, on pouvait même prévoir une croissance à deux chiffres et continuer sur une trajectoire relativement linéaire.

Aujourd’hui, cette logique fonctionne beaucoup moins bien.

Nous sommes entrés dans un monde que l’on peut qualifier de BANI : fragile, anxiogène, non linéaire et incompréhensible.

Le problème, ce n’est plus simplement que les choses changent rapidement. C’est qu’elles peuvent basculer brutalement.

Une crise sanitaire comme le Covid peut arrêter une économie mondiale. Une guerre comme celle en Ukraine peut bouleverser les marchés de l’énergie et les chaînes d’approvisionnement. Une décision politique, par exemple une augmentation brutale des droits de douane, peut remettre en cause en quelques mois la stratégie d’un secteur entier.

On ne peut donc plus simplement prolonger les tendances du passé pour prévoir l’avenir.

Et cela change profondément la manière de faire du marketing et du business (c’était justement le thème de mon dernier livre : Adapter son business dans un monde en déconsommation).

Pendant longtemps, le marketing fonctionnait beaucoup sur la prévision : analyser les données des années précédentes, construire un budget, définir un plan annuel et essayer de l’exécuter.

Dans un monde BANI, cette approche devient beaucoup plus fragile.

Il faut être capable de tester rapidement, d’apprendre, de corriger sa trajectoire et parfois de remettre en cause des certitudes qui semblaient pourtant évidentes quelques mois auparavant.

On retrouve d’ailleurs cette logique dans le climat. Pendant longtemps, nous raisonnions en températures moyennes. Aujourd’hui, ce sont de plus en plus les écarts et les phénomènes extrêmes qui deviennent déterminants : canicules, pluies intenses, sécheresses ou épisodes de froid.

Et cette logique des extrêmes s’applique également à l’économie.

Nous sommes dans un monde où les écarts peuvent devenir beaucoup plus importants, positivement comme négativement.

C’est pour cela que nous avons choisi de parler de BANI.

Parce que le véritable enjeu aujourd’hui n’est plus simplement de gérer le changement.

C’est d’apprendre à fonctionner dans un environnement où certaines règles peuvent changer brutalement, où les prévisions ont une durée de vie limitée et où la capacité d’adaptation devient parfois plus importante que la qualité du plan initial.

L’art de faire mentir les chiffres

« Cet été, dès le mois de juin, face aux températures élevées, les terrasses se sont vidées partout en France, dans un milieu déjà en forte difficulté. Entre 20 et 25 restaurants mettent la clé sous la porte chaque jour » : France Info reprend un des sujets du JT de France 2.

L’heure est grave : la canicule accélère les disparitions de restaurants et les chiffres sont éloquents… sinon impressionnants : 25 restaurants qui ferment chaque jour, ça fait 9125 par an !

Soit peu ou prou, selon les données de l’UMIH, le nombre de restaurants qui ouvrent chaque jour en France !

En d’autres termes, circulez, il n’y a rien à voir.

Certes, la  restauration a indéniablement souffert de la canicule, comme beaucoup d’autres professions : personne n’avait envie de déjeuner sur une terrasse étouffante en plein soleil.

Mais pourquoi aguicher le lecteur avec des chiffres qui ne signifient strictement rien ?  

Stihl, un développement pas vraiment durable.

A parcourir de nombreux sites de marques, réchauffement climatique et autres tracasseries écologiques devraient rapidement appartenir au passé, tant elles multiplient les efforts pour sauver la planète.

Un petit tour sur le site de Stihl, corporate.stihl.fr : « Nous restons fidèles à nos racines et nous consacrons à la protection des écosystèmes ». Que c’est beau !

La preuve : « Les produits STIHL se caractérisent depuis toujours par une durée de vie particulièrement longue, un niveau de réparabilité et une qualité élevés, et contribuent ainsi à la préservation des ressources et à la réduction des déchets ».

Et dans la réalité ? Là, c’est différent. Certes, la « qualité élevée » se ressent dès l’achat au niveau du portefeuille, les produits Stihl étant les plus chers du marché. Mais après ?

Déjà, question « réparabilité », j’ai eu l’occasion d’en parler ici-même : Lidl 1 – Stihl 0 ; mais j’ai découvert un petit côté arnaque dans une autre expérience.

Je possède une tondeuse à gazon thermique RM 650 V – 1129 €, ce n’est pas un premier prix ! Le guidon tient en position verticale grâce à une petite pièce en plastique plutôt fragile, comme le montre la photo.

Je demande donc au revendeur une pièce de rechange, qu’il ne réussit pas à commander. Commence alors de longs échanges de mails avec le SAV de la marque – d’une efficacité douteuse, ce SAV, soit dit par ailleurs !

Pour en arriver à la conclusion : « Cette pièce n’est malheureusement pas commercialisée séparément. Comme votre revendeur vous l’a indiqué, la solution proposée consiste à remplacer la manche partie inférieure du guidon ».

Soit une double arnaque : écologique tout d’abord, puisqu’il faut remplacer toute la partie inférieure du guidon, pour une petite pièce en plastique cassée ; et financière, puisque ladite pièce coute 78 €.

Ça doit être ça, la « rigueur dans le cadre de la gestion environnementale » vantée par la Vice-présidente du Comité consultatif de la marque, bien mise en exergue sur le site !

LIDL 1 – STIHL 0

Mon vieux broyeur à végétaux étant tombé en panne il y a 3 ans, après 10 ans de bons et loyaux services, ce qui est bien pour de l’entrée de gamme, je me décide pour le haut de gamme et débourse 425 € pour un Stihl… qui tombe en panne au bout de 3 ans : irréparable, moteur HS ! Du censé « haut de gamme » aussi nul, c’est très décevant.

J’hésite et finalement m’oriente vers un produit Parkside, une marque de Lidl où j’achète un broyeur bon marché à 128 €, garanti 3 ANS : un produit trois fois moins cher pour au pire, une durée de vie identique.

A l’usage, le broyeur Parkside se révèle bien supérieur à mon tout premier mais surtout de qualité identique au Stihl ; je dirais même qu’il se bloque moins et se débloque plus facilement que le Stihl quand on passe une grosse branche, le verrouillage du bac est moins fragile, bref un produit simple qui fait le job.

Moralité : Stihl, c’est juste… 3 FOIS TROP CHER. Payer la marque, quand c’est du haut de gamme, c’est assez logique, mais à ce prix-là pour cette qualité là, c’est juste un non-sens !

PS : en photo, le broyeur de retour du spécialiste Stihl, non réparé… et non refermé.

Darty, le contrat de défiance

Skeptical businessman looking over his glasses with a wary eye

J’achète une cafetière sur le site de Darty, retrait en magasin à Nation.

Déjà, il faut faire la queue à la caisse, il n’y a plus de point de retrait spécifique pour les achats en ligne. Et quand, après avoir prouvé mon identité et montré le SMS de retrait, je demande une sangle pour porter le paquet, on dit d’aller au point de retrait des achats en magasin, eux, ils ont l’appareil.

Donc nouvelle queue, et là on me demande, juste pour mettre une sangle en plastique, la facture… qui me sera envoyée prochainement par mail. Ubu pas mort ? Je montre le SMS de retrait : ça ne va pas, il faut, toujours juste pour mettre une sangle, le mail de confirmation.

Le paquet sanglé – que je ne risque pas d’avoir volé, vu les difficultés à avoir une sangle – il me faut remontrer la facture – que je n’ai toujours pas bien évidemment – au vigile qui a l’air de s’ennuyer ferme à la sortie ; et bien sûr, le SMS ne suffit pas, etc.

Bravo Darty pour ce contrat de défiance, on est content d’acheter chez vous !

Les influenceurs, l’Arnaque avec un « A » majuscule

Les marketers se montrent toujours très sensibles aux modes, avec une fâcheuse à confondre moyens et stratégie : bref, ils usent et abusent volontiers des services des influenceurs, sans trop se soucier de l’honnêteté de ces derniers, bien souvent domiciliés à Dubaï, voire maintenant Bali, vue la flambée des prix de l’immobilier dans l’émirat.

Oui, mais quelle puissance, direz-vous ? Ah bon ? Prenez Instagram : sans même parler de Cristiano Ronaldo et de ses 670 millions d’abonnés, il y a plein de comptes hyper pointus qui dépassent les 50 ou 100 000 followers, si on cible bien, c’est efficace.

Ah bon ? Prenons un compte comme celui d’Anna Goldman, 57,1 k followers pour être précis, à l’heure où je rédige ces lignes : pourquoi elle ?

Parce que je viens de recevoir une notification d’un groupe WhatsApp que je ne connaissais – et donc je ne connais d’ailleurs aucun membre, et surtout pas le créateur, un certain ~LarryMendoza, basé au Yemen si j’en crois l’indicatif +967.

L’animateur du groupe, une certaine ~Célia Hubert, doit résider au Bangladesh – à moins que ce ne soit un robot, vu que sa photo a juste été piquée sur la page Instagram d’une photographe nommée Yana – et que ses propos semblent bien répétitifs :

« Dans ce groupe, nous proposons de simples tâches Instagram. Ton travail consiste à suivre un compte ou aimer une publication, et tu recevras instantanément 10 € pour ta première tâche. Ensuite, tu pourras continuer avec d’autres tâches et gagner entre 100 € et 350 € par jour ».

Comment ça marche ? « Nous travaillons avec des influenceurs pour les aider à développer leurs pages Instagram. Ils nous paient, et nous partageons les revenus avec vous, c’est aussi simple que ça ».

Tout un système qui se construit entre les pays des donneurs d’ordre (= les annonceurs français, par exemple), ceux des petites mains mal payées (Bangladesh par exemple) avec désormais une bonne dose d’IA pour huiler la machine : le progrès, sans doute !

Qui finance cette superbe escroquerie ? C’est simple : les marketers qui vont ensuite payer les services bidons de ces influenceurs ! Un sacré marché qui pèse pour la France plus de 500 millions d’euros – excusez du peu !

Et contrairement à ce que dit mon illustration, il n’y a pas qu’un seul et unique escroc sur Instagram, YouTube ou TikTok : ils pullulent !

Tarom : Ceausescu pas vraiment mort…

… ou du moins la bureaucratie de l’ancien régime communiste, à l’image lourde d’incompétence !

Dimanche 21, nous rendant en Roumanie pour les fêtes de Noël, nous procédons dès 10 heures à l’enregistrement sur le vol Tarom de 12 heures pour Bucarest, passons tranquillement la sécurité et attendons patiemment l’embarquement à la porte imprimé sur la carte qui nous a été remise au comptoir : quoi de plus normal… sauf que c’est la Tarom – partenaire Skyteam d’Air France, qui commercialise d’ailleurs ses vols sur son site, n’oublions pas – qui est aux commandes.

11 heures 59, aucun signe de vie de la compagnie, arrive un SMS : « Your flight RO382/Paris (CDG) – Bucharest (OTP)/Dec 21, 2025 rescheduled at departure time: 12:49 »… mais toujours personne à la porte, sinon d’autres passagers qui patientent aussi.

J’avise un employé Air France quelques portes plus loin qui consulte son ordinateur et me dit de ne pas m’inquiéter, le vol étant retardé j’ai le temps… de me rendre à la bonne porte, dans l’autre aile du 2F ! Arrivé là-bas, je demande au personnel présent pourquoi je n’ai pas été prévenu que la porte avait changé : « Ah, la Tarom », me répond-on un peu fataliste.

Bref, une heure de perdue ; arrivés à Bucarest, nous attendons patiemment devant le tapis où sont délivrés les bagages… en vain : nous n’en récupérons que 2 sur 3, pour le dernier, il faudra venir le chercher le surlendemain à l’aéroport – vous avez bien lu : le surlendemain ! Et vu le nombre de valises qui s’entassent dans le minuscule bureau dédié, le problème semble plutôt banal et récurrent.

Une dernière note de nostalgie de la bureaucratie communiste : le vol de retour prévu à 13 heures 10 est reprogrammé une heure plus tard : « Your flight RO383/Bucharest (OTP) – Paris (CDG)/Dec 28, 2025 rescheduled at departure time: 14:10 ».

Et c’est bien l’heure qui s’affiche à la porte d’embarquement – qui n’a pas changé cette fois-ci ; mais pas sur le site de l’aéroport : bucharestairports.ro qui lui, annonce : 14 heures 49. En réalité, on décollera à 14 heures 59. Et on atterrira avec deux bonnes heures de retard !

J’aurais sans doute dû regarder les avis en ligne sur Trustpilot : « Je ne comprends pas pourquoi cette compagnie fait partie de l’alliance Sky Team. On est très très très en dessous des standards Air France KLM ».

Note moyenne : 1,4 ; bon, il y a pire : 1,3 pour Wizzair, mais c’est un low cost, certainement un des pires qui soient, là, on sait au moins à quoi s’attendre !

trip.com donne quelques infos sur la ponctualité du vol RO383 : 40% de retard de plus de 30 minutes !

Vous allez me dire, Tarom, c’est Tarom, pas tout Skyteam… Erreur, vous allez sur le site d’Air France et les vols Tarom sont proposés exactement comme les vols Air France, en partage de code, comme le montre cet extrait du site de la compagnie française : vous croyez acheter le service Air France et vous achetez un service de moindre qualité. D’ailleurs, le site de l’aéroport souligne bien que le vol AF 6637 est bien parti avec le même retard !

Ou plutôt, non : Air France, via ses alliances, vous vend des services de piètre qualité ! Triste, mais c’est comme ça ! Et sans l’excuse de près d’un demi-siècle de dictature communiste !