FLaurent, Auteur à Marketing is Dead
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Author:FLaurent

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Imaginer l’assurance de demain : acte 2.

Le Think Tank Demain l’Assurance s’est fixé pour objectif d’imaginer le rôle sociétal et les missions de l’Assurance au cours des prochaines décennies.

La 1ère étape a consisté, le 28 mai dernier, à analyser des évolutions sociétales récentes et le décryptage des tendances qui feront les marchés et les consommateurs de demain : transition énergétique, digitalisation, environnement et changement climatique, cyber-risques et IA, nouveaux comportement et croissance des besoins de protection …

L’Atelier Conférence du 28 janvier prochain constituera l’Acte 2 des réflexions et permettra d’aborder ce que la profession de l’Assurance peut proposer dans le cadre des besoins de demain et quels modèles de relation avec le client prévaudront.

Cet après-midi s’organisera en 2 parties :

  • Présentation des réflexions du Think Tank par ses membres,
  • Table Ronde avec des représentants du monde de l’Assurance.

Avec la participation, notamment, de :

  • Olivier Blandin, Président – Accrma
  • Jean-Pierre Daniel, Président- Vigie
  • Natacha Minasso, Directrice Partenariats – Chubb
  • François Laurent – Consumer Insight
  • Christian Parmentier, Président – Demain L’Assurance
  • Philippe Picard, Directeur Relations Adhérents & Pilotage Projets – Mgen
  • Christophe Rougon, Responsable Relation Client – Macif
  • Denis Thaeder, Chief Mission Officer – La Parisienne

Lieu : Tour Allianz One, 1 Cours Michelet – Paris la Défense

Date : 28 janvier 2020, de 14h30 à 17h00.

Participation gratuite, sur invitation : pour assister à la conférence, il suffit d’envoyer vos coordonnées par mail à : contact@demainlassurance.org.

Entre faux vrais avis et vrais faux avis, comment les marques peuvent-elles encore s’en sortir ?

Les marques … et les consommateurs : car on ne peut ni se fier aux commentaires positifs – l’association de consommateurs Which ? a récemment révélé que sur TripAdvisor, un hôtel sur 7 parmi la centaine analysés disposait d’un grand nombre de faux avis – ; ni aux négatifs – qui ont trop souvent tendance à disparaître à la « modération » ou à la « vérification », comme le soulignent de nombreux clients sur les forums !

Le commerce est juteux : « Le tarif est de 19 EUR par avis […] Google 5 étoiles avec commentaires » sur acheter-des-avis.com pour les faux avis ; et « 59€ par mois (prix HT) [pour] 400 commandes par mois » pour la vérification sur avis-verifies.com.

Mais que devient réellement la voix du client pour les marques ? Comment réagir quand on ne sait pas si on s’adresse à un vrai client, à une petite main confectionnant des avis à la pelle de l’autre bout du monde, voire de méchants trolls provocateurs.

Pour faire le tour de la question, le Club Horizon(s) de l’Adetem organise le 22 Janvier 2020 une matinée consacrée au Marketing face aux vrais et faux avis consommateurs, réunissant annonceurs (Allianz, Sodebo) et experts (Gérard Haas, Thierry Spencer).

Pour s’inscrire, c’est ici.

Gutenberg et l’ebook

« Bientôt, à l’école il n’y aura plus de livres – et on s’étonne de la « baisse du niveau » », se lamentait récemment le chroniqueur Thomas Clerc dans Libération : certainement aurait-il enseigné à l’époque de Gutenberg, se serait-il plaint de la disparition des manuscrits enluminés …

Le monde évolue trop vite pour d’aucuns qui se laissent piéger dans des époques révolues : ce n’est pas parce que le livre fut longtemps synonyme de savoir, que son statut doit demeurer intangible – éternellement figé comme le garant ultime de la connaissance.

Quand le susnommé Thomas Clerc était sur les bancs de l’Université avant que d’y enseigner, on se plongeait avec délectation dans les encyclopédies papier pour grossir ses connaissances ; aujourd’hui, on surfe sur Wikipédia et grâce au jeu des liens hypertextes, on rebondit d’articles en articles.

Et comme l’a démontré la revue scientifique Nature, dans leur version anglaise, les contenus de l’encyclopédie libre se situent à un niveau de précision proche de celui de l’Encyclopædia Britannica … qui comme toutes les encyclopédies « classiques » n’est pas exempte d’erreurs !

La culture digitale n’est pas la culture livresque, tout comme la culture livresque n’est pas LA culture … qui n’existe pas vraiment : il n’est que DES cultures, et rien ne prouve que la nostalgique de Thomas Clerc soit meilleure qu’une autre.

Toute nouvelle culture nécessite pour les habitués à l’ancienne un double effort d’apprentissage et d’adaptation : il faut accepter de perdre ses repères – ou du moins d’en envisager d’autres – et reconsidérer un système de valeurs dont on se satisfaisait parfaitement jusque-là : plus simple de rejeter en bloc la nouveauté, nettement moins fatiguant !

Une nouvelle culture, c’est aussi un modèle économique nouveau : le monde de la musique a été précurseur en la matière, certainement parce que ce sont les adolescents qui ont accéléré le mouvement dès le début des années 2000 avec le recours massif au mp3 et aux plateformes de téléchargement.

Aujourd’hui le disque a plus que du plomb dans l’aile – bizarrement le CD souffre presque plus que le vinyle qui revient en grâce … à doses malgré tout homéopathiques – et les majors tanguent ; mais la musique, elle, se porte bien avec non seulement le streaming mais également l’explosion du « live » : bref, on est passé de la musique en boite à la musique vivante.

Pour revenir au livre, les éditeurs ont eux-mêmes scié la branche en proposant à la vente les premiers livres électroniques plus chers que les éditions de poche : comme fossoyeurs, on ne trouve pas mieux ; mais sans doute sont-ils adeptes non seulement d’un culture mais aussi d’une économie déjà bien dépassés !

Quant à l’enseignement, son futur ne se situe certainement pas dans la nostalgie d’outils appartenant au passé, mais dans son adaptation à un nouveau monde – toutefois la disparition de pesants cartables ne signifie la mort du roman ; pas plus qu’il ne se trouve non plus dans le modèle économique des business schools élitistes.

Plutôt que de défendre bec et ongles LEUR culture, les enseignants devraient adopter l’attitude des anthropologues et s’ouvrir aux autres cultures … même si ces dernières peuvent signifier à terme la mort de la leur.

Intelligence artificielle ou intelligence amplifiée par la technologie ?

François et Chantal Cazals viennent de publier : Intelligence artificielle, l’intelligence amplifiée par la technologie ; rencontre avec François Cazals.

MarketingIsDead : Entre fantasmes et réalité, en deux mots, où en est-on vraiment avec l’intelligence artificielle aujourd’hui ?

François Cazals : Il y a une véritable ambiguïté sémantique qui génère ces fantasmes : le fait de parler d’intelligence, alors que le sujet est celui d’algorithmes mathématiques qui traitent de grandes quantités de données, grâce à la puissance des ordinateurs actuels.

Aujourd’hui, l’essentiel des applications fonctionne grâce à de l’apprentissage automatique (Machine Learning). L’analyse de données du passé permet d’identifier une règle mathématique qui est appliquée aux données du présent. Nous sommes très loin d’une intelligence humaine, elle-même toujours très mystérieuse pour les scientifiques.

L’apprentissage profond (Deep Learning) permet effectivement des traitements calculatoires spectaculaires et des classifications automatiques de données. Néanmoins, la qualité des résultats obtenus dépend essentiellement de la qualité des données d’entrée et du discernement des humains …

 MarketingIsDead : Bien souvent les startups mettent en avant une intelligence artificielle qui se résume en fait à quelques algorithmes un peu pauvres : à quand une véritable intelligence artificielle dans notre quotidien ?

François Cazals : C’est le véritable paradoxe. En fait, l’intelligence artificielle est déjà partout, et depuis assez longtemps, mais de manière pratiquement invisible.

La reconnaissance de caractères écrits sur une enveloppe, dans un centre de tri du courrier : intelligence artificielle.

Le filtre anti spam de notre messagerie électronique : intelligence artificielle.

L’application de guidage GPS qui s’adapte en fonction du trafic : intelligence artificielle.

Nous pourrions multiplier les exemples.

En fait, les véritables opérateurs de l’IA sont marginalement des startups, mais plutôt les entreprises géantes américaines et chinoises : Amazon, Microsoft, Google ou Alibaba. Ils développement des activités mondiales de services informatiques (Cloud) qui intègrent déjà des applications d’IA prêtes à l’usage et des ressources de calcul économiques, à la demande.

MarketingIsDead : Dans de 3ème volume de la trilogie Le Problème à trois corps, Cixin Liu écrit : « Il y avait un autre choix : transférer le contrôle du système de dissuasion à une intelligence artificielle. Cette idée fut finalement abandonnée. Confier la destinée de deux mondes à des machines était une chose terrifiante, d’autant que certaines simulations montraient que le taux de jugement correct de l’IA face à des situations complexes était encore plus bas que pour les humains » … pourtant le livre, publié en 2010, nous transporte dans un futur assez lointain …

François Cazals : En fait, nous sommes aujourd’hui très loin d’abandonner nos choix essentiels à l’IA. S’il est vrai que sur des actions basiques (trouver le meilleur chemin lorsque nous sommes en voiture), cela peut être le cas, c’est impossible à imaginer dans des activités très sensibles.

Je peux en témoigner personnellement sur le sujet de la sécurité publique. Engagé comme officier de la réserve citoyenne et de sécurité, j’ai l’opportunité de participer aux réflexions de la Gendarmerie Nationale sur les sujets de sa Data stratégie. Il est inimaginable de laisser des machines décider à la place des professionnels, dans des contextes opérationnels où les décisions doivent être prises en temps réel.

Le nouveau directeur général, le général d’armée Christian Rodriguez affirmait ainsi, il y a quelque jours, face aux officier en formation : « Un chef, il écoute, il comprend, il décide et il agit ! Il n’existe pas d’algorithme pour faire ce métier : tout repose sur l’humain ».

Je partage tout à fait cette position : quand on parle d’intelligence artificielle, il faut comprendre des technologies d’aide à la compréhension, à la décision ou d’automatisation, au service des humains. Pour ma part, je préfère parler d’intelligence humaine amplifiée par la technologie.

Interface responsable

Interface a remporté le 3 Juillet 2019 le Prix Marketing Responsable de l’Adetem ; rencontre avec Mickaël Cornou, Marketing Manager France & Italie d’Interface.

MarketingIsDead : En deux mots, pour mes lecteurs qui ne vous connaissent pas encore, c’est quoi Interface ?

Mickaël Cornou : Interface est l’inventeur et le leader mondial des dalles textiles, les carrés de moquette à destination des espaces professionnels : bureaux, bâtiments publics, hôtels, éducation … Nos revêtements de sol allient beauté, innovation et qualités environnementales, permettent à chaque entreprise d’exprimer sa propre vision du Design.

Interface a été l’une des premières entreprises à s’engager publiquement en faveur du développement durable, avec la promesse prise dès les années 90 d’éliminer tout impact négatif sur l’environnement d’ici à 2020. Connu sous le nom de « Mission Zéro », cet engagement fort, partagé par tous et à tous les niveaux, permet à l’entreprise de sans cesse repousser les limites pour atteindre son objectif

MarketingIsDead : Tu peux m’en dire un peu plus sur le programme Mission Zéro pour lequel vous avez été récompensés ?

Mickaël Cornou : C’est en 1994, après la prise de conscience de notre fondateur Ray Anderson, qu’Interface se fixe des objectifs ambitieux en matière de développement durable : Mission Zéro.  En mettant au point notre plan pour réduire notre empreinte environnemental, nous avons cherché à réduire notre impact dans trois domaines clés de notre activité : nos usines, nos produits et nos fournisseurs.

La société a ainsi réalisé d’incroyables progrès dans ces domaines au cours des 25 dernières années, réduisant considérablement son empreinte à tous les niveaux ou presque :

  • Réduction de 69 % de l’empreinte carbone des dalles de moquette Interface,
  • Réduction de 96 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) au niveau mondial,
  • Utilisation de 89 % d’énergies renouvelables dans les usines à travers le monde, et de 100 % d’électricité produite à partir de sources d’énergie renouvelables,
  • Utilisation de 99 % d’énergies renouvelables sur les sites de production aux États-Unis et en Europe,
  • Réduction de 46 % de la quantité d’énergie utilisée par unité de production pour fabriquer les produits au niveau mondial,
  • Réduction de 89 % de la quantité d’eau utilisée par unité de production dans les usines au niveau mondial,
  • Réduction de 92 % de la quantité de déchets mis en décharge au niveau mondial.

En outre, nous avons franchi une étape importante en janvier 2019. Tous les revêtements de sol commercialisés par Interface, qu’il s’agisse des dalles de moquettes, des LVT ou des revêtements en caoutchouc, sont désormais neutres en carbone sur toute leur durée de vie. Après avoir considérablement réduit l’empreinte carbone de ses opérations de production et de sa chaîne d’approvisionnement, Interface compense désormais le reste de ses émissions grâce à l’achat de crédits carbone, sans coût supplémentaires pour les clients.

MarketingIsDead : Un programme lancé en 1994, il y a donc … 25 ans : et maintenant, on fait quoi ?

Mickaël Cornou : Dans cette démarche pour un impact environnemental nul, nous avons fait bien plus que réduire notre propre empreinte écologique. En effet, tout au long de notre parcours nous avons partagé nos avancées et encouragé d’autres entreprises dans le monde entier à opérer des changements au sein de leur environnement et de leur activité.

Pour faire le bilan et convertir ces 25 années d’influence positive en carbone, Interface à utiliser la Méthodologie du programme SHINE .  Deux éléments ont pu ainsi être analysés et quantifiés au moyen de cette méthodologie : sa chaîne d’approvisionnement et un projet de gaz de décharge :

  • Dans le premier cas, Interface a collaboré avec Aquafil, son fournisseur de nylon pour créer une nouvelle filière d’approvisionnent de fibres de nylon recyclées (à base de filets de pêche usagés collectés dans les zones côtières des Philippines et du Cameroun dans le cadre du Programme Net-Works™, développé par Interface en collaboration avec la Zoological Society of London et des ONG locales). Ce fil fabriqué à partir de matériaux recyclés a eu des effets positifs sur toute l’industrie puisque Aquafil a pu vendre son fil à d’autres entreprises. Ces dernières, à l’instar d’Interface (qui a été le premier à utiliser ce fil pour la fabrication de ses dalles de moquette), ont pu ainsi réduire l’empreinte carbone de leurs produits.
  • Par ailleurs, afin de trouver une alternative aux gaz naturels, la société a collaboré avec la ville de La Grange, dans l’État de Géorgie, pour mettre au point un projet de gaz de décharge au niveau local, qui a eu un impact positif lorsque la ville a décidé de vendre l’excédent de gaz à un autre fabricant.

Ces deux projets seuls ont créé une empreinte positive d’1 million de tonnes d’équivalent de dioxyde de carbone (eq. CO2).

Mais nous voulons aller bien plus loin avec une nouvelle mission et un nouvel objectif : un bilan carbone négatif d’ici 2040 !  En effet, fiers des progrès réalisés jusqu’ici avec Mission Zéro®, nous avons placé la barre encore plus haut en lançant Climate Take Back™ en 2016, avec comme objectif la création d’un mouvement qui vise à lutter contre le réchauffement climatique. La société travaille sans relâche pour mettre au point des processus et des produits ayant un impact positif sur la planète.

Le RGPD, ils s’en foutent un peu tous !

« Les internautes doivent être informés et donner leur consentement préalablement à l’insertion de traceurs. Ils doivent disposer d’une possibilité de choisir de ne pas être tracés lorsqu’ils visitent un site ou utilisent une application. Les éditeurs ont donc l’obligation de solliciter au préalable le consentement des utilisateurs », dixit la Cnil.

Mais dans les faits, la plupart se moquent plus ou moins ouvertement des internautes ; pas tous … mais presque.

Il y a les vertueux, comme Libération qui a décidé de supprimer les cookies publicitaires pour ses abonnés numériques (ce qui inclut ipso facto les dinosaures abonnés papier comme moi) – pas pour les autres : vous payez déjà, pas question de se faire encore de l’argent sur votre dos.

Et c’est pas réellement facile de supprimer tous les traceurs publicitaires, tant les mécanismes sont complexes et les acteurs multiples ; par ailleurs le titre en conserve d’autres non liés à l’activité publicitaire, comme les ceux nécessaire au suivi d’audience. Résultat, il lui a fallu se fendre de nombreuses explications sur sa page Check News.

Il y a les hypocrites, qui affichent en gros : « Le respect de votre vie privée est notre priorité », avec quelques lignes en petits caractères et deux options : un « J’accepte » sur fond rouge et un « Plus d’options » sur fond blanc ; comme vous êtes pressés – un internaute est TOUJOURS pressé – et que le pavé couvre la moitié de la page, vous acceptez.

Si par hasard vous tentez sur « Plus d’options », ça se complique puisque ça commence par ce qui est requis comme « des identifiants publicitaires, des identifiants de l’appareil, des cookies et des technologies similaires » … et sur lesquels vous n’avez pas la main !

Ensuite, il y a plein de petites lignes, avec renvois vers des listes de tas de sociétés, de quoi se donner un mal de crâne à comprendre … mais surtout tout cela est activé par défaut : et si je décoche, je vais tout casser ? Tous les experts du Nudge vous le diront : les cases pré-cochées sont des pièges … et c’est même pour cela que le RGPD y fait la chasse.

Heureusement, si vous êtes optimiste, vous cliquez sur « Tout refuser » (option en blanc alors que « Accepter » – ce revient à ne rien faire – est à nouveau en rouge … et vous découvrez que vous pouvez naviguer aussi confortablement que si vous aviez tout accepté.

Parfois, c’est plus discret, juste un petit bandeau en bas de page : vous pouvez allègrement le négliger pour accéder aux contenus. Remarquez que «  OK, tout accepter » se distingue bien – et vous invite à cliquer dessus, vite fait alors que « Personnaliser » est en plus petits caractères.

Quoi qu’il en soit, « Personnaliser » vous entrainera bien souvent dans un monde de complexité insoupçonnée, où le pré-coché – ou le choix positif en rouge vif apparaît si tentant, si obligé – l’emporte systématiquement.

Mais bon, ils respectent peu (souvent) ou prou (plus rarement) l’esprit de la loi … si l’esprit de la loi, c’est de vous embrouiller !

Et puis, il y a les autres, les sites comme https://fr.smallable.com/ qui ne vous avertissent de rien et ne vous proposent aucun choix ! Reste à cliquer sur « Mentions légales & Confidentialité », parmi les multiples options du pavé de fin de page avec le « Recrutement » ou les « Conditions générales de vente ».

Et là, il y en a des kilomètres … mais rien pour vous permettre de refuser quoi que ce soit : vive le RGPD – pour … Rien à Glander, Pauvres Débiles !

Il y a enfin les plus vicieux, qui vous renvoient aux … paramètres de votre navigateur pour accepter ou refuser les cookies : bon courage par exemple sur la site Visa Platinum.

Et puis, il y a les sites vraiment honnêtes, comme celui de Paris La Défense qui n’offrent qu’un choix hyper simple : « J’accepte » ou « Je refuse », – même lettrage pour les deux options – avec un lien pour en savoir plus : claire et facile … si tout le monde pouvait agir ainsi !

En fin de compte, l’internaute lambda a vraiment l’impression qu’on se moque de lui sous prétexte de faire preuve de (fausse) vertu : pas sûr que de tels comportements restaurent la confiance dans les marques !

Le luxe demain, c’est quoi ?

Yves Hanania, fondateur de Lighthouse, et Isabelle Musnik (photo), fondatrice d’Influencia, viennent de publier avec Philippe Gaillochet : Le luxe demainchez Dunod ; rencontre avec les 2 auteurs.

MarketingIsDead : Vous venez de publier Le luxe demain; mais le luxe a-t-il encore un avenir dans une société qui n’a jamais été aussi inégalitaire qu’aujourd’hui et qui n’avait jamais généré autant de pauvreté et d’exclusion ?

Yves et Isabelle : Oui le luxe a un avenir radieux. D’abord parce que les Millennials sont des clients de plus en plus actifs du luxe. En fin d’année 2018, une étude d’UBS révélait même que les Millennials seraient prêts à dépenser toujours plus sur le marché du luxe, à condition que les marques sachent les convaincre

N’oublions pas non plus que c’est un secteur qui irrigue l’économie nationale comme peu. Près de 200 000 emplois sont fournis à l’économe nationale par la mode et le luxe. Montrer du doigt le luxe comme une industrie qui génère de l’exclusion et de la pauvreté renvoie à une méconnaissance de la contribution du secteur. De plus, qui aujourd’hui intègre autant dans ses pratiques des principes d’inclusion et de diversité, comme le fait par exemple la nouvelle marque Fenty  créée par Rihanna et LVMH ? Qui fait autant travailler d’artisans?

De plus,  l’histoire de la consommation montre  qu’un puissant mouvement de démocratisation, à la source duquel se trouve l’industrialisation, met progressivement tous les biens de luxe à la portée du plus grand nombre. Le produit du luxe d’une décennie devient le produit de luxe accessible de la décennie suivante.

On peut parier que le luxe accessible, loin de présenter une menace pour le haut de gamme, aura un effet d’entraînement et plus encore d’acquisition de nouveaux consommateurs, qui avec le temps se réorienteront vers des marques de luxe établies.

MarketingIsDead : La notion de luxe a-t-elle encore un sens dans un monde où l’usage l’emporte sur la possession ?

Yves et Isabelle : Bien évidement car le produit, et l’expérience qui en découle, reste le cœur de l’offre notamment des marques de biens personnels de luxe. Complément essentiel du produit, l’expérience est un élément fort de différenciation. Elle est aussi avant tout l’occasion de faire vivre un nouveau positionnement, et une promesse.

L’expérience dans le luxe compterait pour 500 milliards d’euros contre moins de 300 milliards pour les biens personnels, selon Bain. Le luxe s’étend donc au-delà de la possession matérielle.

Les services et les expériences viennent en synergie et enrichir l’offre produits dans beaucoup de cas. Si la maison Guerlain propose une offre bien-être d’exception avec ses nouveaux centres de spa à travers le monde, elle n’en demeure pas moins connue et reconnue pour ses parfums et ses lignes de cosmétiques. Pour autant, une nouvelle offre servicielle et expérientielle se développe depuis plusieurs années et s’accélère pour répondre à de nouvelles attentes et motivations.

Selon une étude récente – Skift : U.S. Affluent Traveler Survey (2019) –, 78% des voyageurs aisés veulent inclure le bien-être dans leurs voyages. La demande de luxe va au-delà des objets matériels, les consommateurs attachant plus de valeur au bien-être et à la santé dans tous les domaines de leur vie (comme le sport et les voyages). Face à cette évolution, les marques de luxe doivent repenser la nature de leurs offres et la manière de les mettre en œuvre pour leurs clients.

Visa assurances, l’assureur qui n’assure pas

Aux cartes Visa « haut de gamme »Premier, Platinum – sont associés divers services comme une assurance couvrant les accidents survenus avec une voiture de location ; et comme la société Visa Europe France n’est pas elle-même un assureur, cette dernière garantie est sous-traitée auprès d’Axa France IARD via son courtier CWI, filiale de l’américain Assurant … ça en fait du monde !

Après mes problèmes Zambiens – merci Google ! –, je remplis le dossier idoine sur le site de Visa assurances ; quelques jours plus tard, « demandede pièce(s) manquante(s) » de CWI, réclamant : « la facture, le devis des réparations ou le rapport d’expertise. Si la société de location applique un forfait, la copie du barème de tarification des dommages. Les loueurs ne sont généralement pas réparateurs, et par conséquent non habilités aux réparations. Nous avons besoin du document délivré par un organisme habilité aux réparations de véhicule sur lequel le loueur s’est basé pour vous refacturer le dommage au véhicule ».

Traduction possible : Europcar Zambie sont des escrocs auxquels on ne peut accorder la moindre confiance, ils truquent certainement les factures.

Autre traduction : essayez donc de demander par mail à un correspondant zambien un tel « document délivré par un organisme habilité aux réparations de véhicule » : mission impossible … et découragement certain !

Un petit tour sur les forums se révèle édifiant : car la réputation du courtier n’est plus à faire ! Que ce soit comme sous-traitant pour Visa ou dans l’assurance téléphone mobile téléphone : ils font tout pour ne jamais payer, misant sur le découragement des clients.

Je les renvoie donc par retour de mail aux termes de la « notice d’information valant Conditions Générales » précisant les documents nécessaires pour être remboursé : la liste des déjà suffisamment longue …

Et pour faire bonne mesure, je m’épanche sur Twitter en impliquant Axa – qui me demande aussitôt un résumé des faits – et préviens également ma banque – qui m’a « vendu » la carte Visa et ses services.

Réponse sous huitaine de CWI : « Nous regrettons la mauvaise impression que vous avez pu ressentir lors de la gestion de votre dossier sinistre »  – sans blague ! – et nous vous remboursons … sauf « les frais de recouvrement administratif ».

Les frais de recouvrement administratif : mais quels frais de recouvrement administratif ?

La facture du loueur comprend 3 postes regroupés sous la rubrique « Being charge for damages » : la réparation d’une roue endommagée, celle du pot d’échappement et le remplacement du véhicule, en anglais « Admin and Recovery fee »  … ce que CWI va s’empresser de traduire par « frais de recouvrement administratif », histoire de ne pas payer.

Nouveau mail assez énervé de ma part – « Manifestement vous parlez un aussi mauvais anglais que vous êtes de mauvaise fois » – et où je les renvoie à linguee et  autres reverso.

Réponse : « Nous vous informons que le dossier a fait l’objet de multiples réclamations au sein de notre service et que toutes les voies de recours en notre qualité de courtier ont été épuisées ».

Traduction : nous ne savons plus comment vous arnaquer, donc circulez, il n’y a plus rien à voir ???

Nouveau tweet rageur : « CWI courtier @AXAFrance pour @Visa_Fr Premier refuse de rembourser mes frais de dépannage voiture location prévus contrat @AXA_FRANCE dit suivre le dossier mais ne fait rien @Visa_Fr Premier s’en lave les mains Informerai avancement dossier tous les jours @FFA_assurance ».

Réponse @AXAFrance : « Je comprends votre impatience, sachez que nous sommes toujours dans l’attente du service concerné ».

Réponse de votre serviteur : « @AXAFrance meilleur pour envoyer des DM lénifiants que pour faire son job d’assureur » … et miracle : dans le ½ heure, un gestionnaire d’Axa m’appelle et m’informe qu’ils vont demander à leur courtier de me rembourser.

Je le reconnais, je peux être particulièrement teigneux … et qui plus est, je connais bien le secteur de l’assurance ; mais mettez-vous un instant à la place du client lambda, qui a souscrit à une carte Premium en croyant être bien couvert et se trouve face à gens d’aussi mauvaise foi que CWI … Que va-t-il se passer ?

Un, il laissera tomber, ce qui est inadmissible car il est dans son bon droit.

Deux, il conservera une très mauvaise image d’Axa – et évitera de souscrire une assurance chez eux – et de Visa – mais comme les autres ne sont certainement pas mieux !

En d’autres termes, en cautionnant CWI, Axa et Visa, non seulement se forgent une mauvaise réputation, mais qui plus est, creusent un peu plus la tombe du marketing, sur qui tout cela va bien sûr retomber.

Ciao Eric

Tournée d’adieu hier soir à l’Olympia, d’Eric Burdon, ex leader des mythiques Animals, avec un look tout droit sorti de Sons of Anarchy … le style nécessairement rebelle West Coast ?

2 heures de blues / rock / jazz mélangeant souvenirs des sixties comme Mama Told Me Not to Come et standards légendaires, notamment sa gigantesque reprise de Don’t let me be misunderstood, avec sa voix éraillée aux antipodes de Nina Simone.

Bien sûr, il y aura The house of the rising sun, LE succès éternels des Animals que tout le monde attendait et dont il confira dans un reportage passé cet été sur Arte, qu’il ne peut pas ne pas le chanter alors que l’ancien claviériste du groupe Alan Price a spolié les autres membres de leurs droits d’auteur.

Et en final, sa version de Non, je ne regrette rien d’Edith Piaf : une façon de dire au revoir à la scène à Paris !

Qwant Maps, bien plus sûr que Google Maps

« Break up big tech », annoncent de gigantesques panneaux à San Francisco, signés Elizabeth Warren, la candidate – visitez son site officiel – à l’investiture démocrate à la Maison Blanche … et pourtant les Démocrates américains sont loin de constituer de sanguinaires gauchistes !

Selon un sondage YouGov, 2 Américains sur 3 se déclarent favorable au démantèlement de compagnies comme Amazon and Google – on ne parle plus de GAFA mais de « big tech » désormais – et ce chiffre varie peu d’un électorat à l’autre puisque l’on passe de 63% de favorables chez les Démocrates à 60% chez les Républicains

Bref la très grande majorité des Américains – comme des Européens – déteste les GAFA … mais se montre souvent totalement incapable de s’en passer : qui va renoncer à son GMail et surtout au moteur de recherche de Google ?

Il y a bien Opera, navigateur très discret puisqu’intégrant un VPN gratuit et illimité – et que j’utilise de plus en plus – et Qwant, « le moteur de recherche qui respecte votre vie privée » … mais franchement, c’est sympa, l’idée, mais en termes d’efficacité, d’ergonomie, de … : bref, on déteste Google, mais comme c’est le meilleur …

Pourtant, que c’est agréable de pouvoir découvrir des résultats qui ne sont pas dépendant du SEA … car il y a bien longtemps que les résultats Google doivent autant sinon plus au SEA qu’au SEO – du moins, quand il y a du fric à récupérer !

Mais surtout, les gens derrière Qwant se préoccupe plus de qualité que de business, ce qui explique que contrairement à Google Maps, Qwant Maps ne m’aurait pas envoyé dans le décor en Zambie : pour ceux qui n’ont pas lu ma triste histoire, tout est .

Démonstration : je programme sur Google Maps et sur Qwant Maps – qui n’est encore q’une version – le même itinéraire, de Lusaka, capitale de la Zambie, au Gwabi River Lodge, ma destination.

Google Maps indique deux itinéraires possibles : celui par le Nord, où je me suis planté dans des ornières, et totalement impraticable sinon en 4X4 … mais le plus court et le plus rapide ; et celui du Sud, 40 kilomètres de plus : pas à hésiter, cap au Nord, je vais arriver à destination pour le déjeuner après 2 heures 21 de conduite.

2 heures 21 : juste ridicule, même pour un excellent chauffeur, équipé d’un excellent 4X4 !

Qwant Maps ne propose qu’une route, par la Sud : 2 heures 36 et 147 kilomètres ; normal, la route du Nord n’existe pas pour lui.

Bref, mieux vaut faire confiance à Qwant Maps qu’à Google Maps. Pourquoi ? Tout simplement parce que là où le second se contente de données locales parfois plus que sujettes à caution, et s’amuse ensuite à inventer des routes, le premier se fonde sur OpenStreetMap« projet de cartographie qui a pour but de constituer une base de données géographiques libre du monde », comme le rappelle Wikipédia.

On est passé du stade où des utopistes cherchaient à faire comme Google, mais en moins bien, à celui où des ensembles de citoyens responsables réussissent à faire réellement MIEUX que les donneurs de leçons suffisants de Mountain View.