FLaurent, Auteur à Marketing is Dead
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Author:FLaurent

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L’art de faire mentir les chiffres

« Cet été, dès le mois de juin, face aux températures élevées, les terrasses se sont vidées partout en France, dans un milieu déjà en forte difficulté. Entre 20 et 25 restaurants mettent la clé sous la porte chaque jour » : France Info reprend un des sujets du JT de France 2.

L’heure est grave : la canicule accélère les disparitions de restaurants et les chiffres sont éloquents… sinon impressionnants : 25 restaurants qui ferment chaque jour, ça fait 9125 par an !

Soit peu ou prou, selon les données de l’UMIH, le nombre de restaurants qui ouvrent chaque jour en France !

En d’autres termes, circulez, il n’y a rien à voir.

Certes, la  restauration a indéniablement souffert de la canicule, comme beaucoup d’autres professions : personne n’avait envie de déjeuner sur une terrasse étouffante en plein soleil.

Mais pourquoi aguicher le lecteur avec des chiffres qui ne signifient strictement rien ?  

Stihl, un développement pas vraiment durable.

A parcourir de nombreux sites de marques, réchauffement climatique et autres tracasseries écologiques devraient rapidement appartenir au passé, tant elles multiplient les efforts pour sauver la planète.

Un petit tour sur le site de Stihl, corporate.stihl.fr : « Nous restons fidèles à nos racines et nous consacrons à la protection des écosystèmes ». Que c’est beau !

La preuve : « Les produits STIHL se caractérisent depuis toujours par une durée de vie particulièrement longue, un niveau de réparabilité et une qualité élevés, et contribuent ainsi à la préservation des ressources et à la réduction des déchets ».

Et dans la réalité ? Là, c’est différent. Certes, la « qualité élevée » se ressent dès l’achat au niveau du portefeuille, les produits Stihl étant les plus chers du marché. Mais après ?

Déjà, question « réparabilité », j’ai eu l’occasion d’en parler ici-même : Lidl 1 – Stihl 0 ; mais j’ai découvert un petit côté arnaque dans une autre expérience.

Je possède une tondeuse à gazon thermique RM 650 V – 1129 €, ce n’est pas un premier prix ! Le guidon tient en position verticale grâce à une petite pièce en plastique plutôt fragile, comme le montre la photo.

Je demande donc au revendeur une pièce de rechange, qu’il ne réussit pas à commander. Commence alors de longs échanges de mails avec le SAV de la marque – d’une efficacité douteuse, ce SAV, soit dit par ailleurs !

Pour en arriver à la conclusion : « Cette pièce n’est malheureusement pas commercialisée séparément. Comme votre revendeur vous l’a indiqué, la solution proposée consiste à remplacer la manche partie inférieure du guidon ».

Soit une double arnaque : écologique tout d’abord, puisqu’il faut remplacer toute la partie inférieure du guidon, pour une petite pièce en plastique cassée ; et financière, puisque ladite pièce coute 78 €.

Ça doit être ça, la « rigueur dans le cadre de la gestion environnementale » vantée par la Vice-présidente du Comité consultatif de la marque, bien mise en exergue sur le site !

LIDL 1 – STIHL 0

Mon vieux broyeur à végétaux étant tombé en panne il y a 3 ans, après 10 ans de bons et loyaux services, ce qui est bien pour de l’entrée de gamme, je me décide pour le haut de gamme et débourse 425 € pour un Stihl… qui tombe en panne au bout de 3 ans : irréparable, moteur HS ! Du censé « haut de gamme » aussi nul, c’est très décevant.

J’hésite et finalement m’oriente vers un produit Parkside, une marque de Lidl où j’achète un broyeur bon marché à 128 €, garanti 3 ANS : un produit trois fois moins cher pour au pire, une durée de vie identique.

A l’usage, le broyeur Parkside se révèle bien supérieur à mon tout premier mais surtout de qualité identique au Stihl ; je dirais même qu’il se bloque moins et se débloque plus facilement que le Stihl quand on passe une grosse branche, le verrouillage du bac est moins fragile, bref un produit simple qui fait le job.

Moralité : Stihl, c’est juste… 3 FOIS TROP CHER. Payer la marque, quand c’est du haut de gamme, c’est assez logique, mais à ce prix-là pour cette qualité là, c’est juste un non-sens !

PS : en photo, le broyeur de retour du spécialiste Stihl, non réparé… et non refermé.

Darty, le contrat de défiance

Skeptical businessman looking over his glasses with a wary eye

J’achète une cafetière sur le site de Darty, retrait en magasin à Nation.

Déjà, il faut faire la queue à la caisse, il n’y a plus de point de retrait spécifique pour les achats en ligne. Et quand, après avoir prouvé mon identité et montré le SMS de retrait, je demande une sangle pour porter le paquet, on dit d’aller au point de retrait des achats en magasin, eux, ils ont l’appareil.

Donc nouvelle queue, et là on me demande, juste pour mettre une sangle en plastique, la facture… qui me sera envoyée prochainement par mail. Ubu pas mort ? Je montre le SMS de retrait : ça ne va pas, il faut, toujours juste pour mettre une sangle, le mail de confirmation.

Le paquet sanglé – que je ne risque pas d’avoir volé, vu les difficultés à avoir une sangle – il me faut remontrer la facture – que je n’ai toujours pas bien évidemment – au vigile qui a l’air de s’ennuyer ferme à la sortie ; et bien sûr, le SMS ne suffit pas, etc.

Bravo Darty pour ce contrat de défiance, on est content d’acheter chez vous !

Les influenceurs, l’Arnaque avec un « A » majuscule

Les marketers se montrent toujours très sensibles aux modes, avec une fâcheuse à confondre moyens et stratégie : bref, ils usent et abusent volontiers des services des influenceurs, sans trop se soucier de l’honnêteté de ces derniers, bien souvent domiciliés à Dubaï, voire maintenant Bali, vue la flambée des prix de l’immobilier dans l’émirat.

Oui, mais quelle puissance, direz-vous ? Ah bon ? Prenez Instagram : sans même parler de Cristiano Ronaldo et de ses 670 millions d’abonnés, il y a plein de comptes hyper pointus qui dépassent les 50 ou 100 000 followers, si on cible bien, c’est efficace.

Ah bon ? Prenons un compte comme celui d’Anna Goldman, 57,1 k followers pour être précis, à l’heure où je rédige ces lignes : pourquoi elle ?

Parce que je viens de recevoir une notification d’un groupe WhatsApp que je ne connaissais – et donc je ne connais d’ailleurs aucun membre, et surtout pas le créateur, un certain ~LarryMendoza, basé au Yemen si j’en crois l’indicatif +967.

L’animateur du groupe, une certaine ~Célia Hubert, doit résider au Bangladesh – à moins que ce ne soit un robot, vu que sa photo a juste été piquée sur la page Instagram d’une photographe nommée Yana – et que ses propos semblent bien répétitifs :

« Dans ce groupe, nous proposons de simples tâches Instagram. Ton travail consiste à suivre un compte ou aimer une publication, et tu recevras instantanément 10 € pour ta première tâche. Ensuite, tu pourras continuer avec d’autres tâches et gagner entre 100 € et 350 € par jour ».

Comment ça marche ? « Nous travaillons avec des influenceurs pour les aider à développer leurs pages Instagram. Ils nous paient, et nous partageons les revenus avec vous, c’est aussi simple que ça ».

Tout un système qui se construit entre les pays des donneurs d’ordre (= les annonceurs français, par exemple), ceux des petites mains mal payées (Bangladesh par exemple) avec désormais une bonne dose d’IA pour huiler la machine : le progrès, sans doute !

Qui finance cette superbe escroquerie ? C’est simple : les marketers qui vont ensuite payer les services bidons de ces influenceurs ! Un sacré marché qui pèse pour la France plus de 500 millions d’euros – excusez du peu !

Et contrairement à ce que dit mon illustration, il n’y a pas qu’un seul et unique escroc sur Instagram, YouTube ou TikTok : ils pullulent !

Tarom : Ceausescu pas vraiment mort…

… ou du moins la bureaucratie de l’ancien régime communiste, à l’image lourde d’incompétence !

Dimanche 21, nous rendant en Roumanie pour les fêtes de Noël, nous procédons dès 10 heures à l’enregistrement sur le vol Tarom de 12 heures pour Bucarest, passons tranquillement la sécurité et attendons patiemment l’embarquement à la porte imprimé sur la carte qui nous a été remise au comptoir : quoi de plus normal… sauf que c’est la Tarom – partenaire Skyteam d’Air France, qui commercialise d’ailleurs ses vols sur son site, n’oublions pas – qui est aux commandes.

11 heures 59, aucun signe de vie de la compagnie, arrive un SMS : « Your flight RO382/Paris (CDG) – Bucharest (OTP)/Dec 21, 2025 rescheduled at departure time: 12:49 »… mais toujours personne à la porte, sinon d’autres passagers qui patientent aussi.

J’avise un employé Air France quelques portes plus loin qui consulte son ordinateur et me dit de ne pas m’inquiéter, le vol étant retardé j’ai le temps… de me rendre à la bonne porte, dans l’autre aile du 2F ! Arrivé là-bas, je demande au personnel présent pourquoi je n’ai pas été prévenu que la porte avait changé : « Ah, la Tarom », me répond-on un peu fataliste.

Bref, une heure de perdue ; arrivés à Bucarest, nous attendons patiemment devant le tapis où sont délivrés les bagages… en vain : nous n’en récupérons que 2 sur 3, pour le dernier, il faudra venir le chercher le surlendemain à l’aéroport – vous avez bien lu : le surlendemain ! Et vu le nombre de valises qui s’entassent dans le minuscule bureau dédié, le problème semble plutôt banal et récurrent.

Une dernière note de nostalgie de la bureaucratie communiste : le vol de retour prévu à 13 heures 10 est reprogrammé une heure plus tard : « Your flight RO383/Bucharest (OTP) – Paris (CDG)/Dec 28, 2025 rescheduled at departure time: 14:10 ».

Et c’est bien l’heure qui s’affiche à la porte d’embarquement – qui n’a pas changé cette fois-ci ; mais pas sur le site de l’aéroport : bucharestairports.ro qui lui, annonce : 14 heures 49. En réalité, on décollera à 14 heures 59. Et on atterrira avec deux bonnes heures de retard !

J’aurais sans doute dû regarder les avis en ligne sur Trustpilot : « Je ne comprends pas pourquoi cette compagnie fait partie de l’alliance Sky Team. On est très très très en dessous des standards Air France KLM ».

Note moyenne : 1,4 ; bon, il y a pire : 1,3 pour Wizzair, mais c’est un low cost, certainement un des pires qui soient, là, on sait au moins à quoi s’attendre !

trip.com donne quelques infos sur la ponctualité du vol RO383 : 40% de retard de plus de 30 minutes !

Vous allez me dire, Tarom, c’est Tarom, pas tout Skyteam… Erreur, vous allez sur le site d’Air France et les vols Tarom sont proposés exactement comme les vols Air France, en partage de code, comme le montre cet extrait du site de la compagnie française : vous croyez acheter le service Air France et vous achetez un service de moindre qualité. D’ailleurs, le site de l’aéroport souligne bien que le vol AF 6637 est bien parti avec le même retard !

Ou plutôt, non : Air France, via ses alliances, vous vend des services de piètre qualité ! Triste, mais c’est comme ça ! Et sans l’excuse de près d’un demi-siècle de dictature communiste !

High Tech : comment la France montre sa ringardise dès l’arrivée à Roissy

Rêvez d’un monde où le contrôle de votre passeport dans un aéroport prend moins d’une minute ?

Certainement pas à Roissy Charles de Gaulle 1 où il faut patienter une bonne demi-heure avant d’arrivée devant 6 cabines biométriques… et bien souvent, une ou deux sont en panne !

Mais en Australie, où les aéroports internationaux disposent d’une batterie impressionnante de SmartGate Gen 3 : plutôt bluffant !

Tout se passe en deux temps : vous arrivez dans une vaste salle remplie de bornes où vous vous identifiez en posant votre passeport sur un écran… perso, ça m’a pris une trentaine de secondes, et encore, j’étais mal réveillé après une journée d’avion.

Ensuite, vous vous dirigez vers les portillons de sortie – pas une demi-douzaine comme en France, mais plusieurs dizaines : souriez, passez ! C’est tout !

Quand je suis arrivé à Melbourne, j’ai été sidéré par l’efficacité technologique mise en place.

A mon retour, j’ai été horrifié par le système antédiluvien français : peut-être la première chose à faire pour attirer des investisseurs étrangers serait de ne pas leur démontrer dès leur arrivée, combien la France est en retard !

Transformer les contraintes en opportunité, par Guillaume Mikowski

Contraintes réglementaires, environnementales, technologiques, etc. : la vie des entreprises n’est plus vraiment un long fleuve tranquille ! Sans doute est-il temps de revenir aux sources mêmes du marketing et de transformer autant de faiblesses potentielles en opportunités.

C’est ce dont viendront témoigner les experts invités par le Pôle Prospective de l’Adetem le 14 Mai lors d’une matinée intitulée : « Transformer les contraintes en opportunité » ; pour plus de renseignements et s’inscrire, c’est ici :

En avant-première, Guillaume Mikowski, CEO de Brainsonic, répond à nos questions.

Question : Rapidement, tu peux nous faire part des principales contraintes qui touchent à ton activité ?

Guillaume Mikowski : Si on découpe brutalement notre activité en 3 grands domaines, la créa, le conseil et l’exécution, on peut dire que nos principales contraintes sont d’ordre :

  • Économique et politique : si on parle politique, nous venons tout juste de subir une baisse budgétaire liée aux décisions prises… outre atlantique. Quand on parle de coupes budgétaires, on peut dire que dans la com, nous sommes tristement aux premières loges ☹️.
  • Sur le plan économique, la dépendance aux clients est un sujet qui me fait toujours très peur, je ne peux même pas dire combien d’agences j’ai vu tomber car trop dépendantes d’un budget… Chez Brainsonic nous faisons tout pour qu’aucun budget ne dépasse 15% de notre marge brute… Autre sujet très sensible : la question des appels d’offres. Notre secteur n’a toujours pas trouvé le moyen de faire reconnaitre la valeur de notre travail sur les AOs. C’est profondément injuste lorsque nous faisons face aux grosses structures qui ont les moyens de financer ces appels d’offres, et c’est également très risqué : au final nous sommes toujours à quelques pas d’une mauvaise année, il suffit de perdre 2/3 appel d’offres majeurs en même temps que 2 clients importants, et ton année est pliée…
  • Réputationnel : nous sommes très vulnérables car nos métiers sont très exposés. Dans la création on prend des risques, et une seule campagne peut affecter durablement l’attractivité de l’agence…
  • Sécurité : Là on peut parler cybersécurité où notre secteur est une cible fréquente d’attaques, on peut également parler des risques collaborateurs, par exemple en événementiel, ou les collaborateurs peuvent être davantage exposés sur des événements que d’autres à l’agence.
  • Je pourrais continuer longtemps et parler de contraintes RH (nous sommes sur des métiers de talents, avec des profils parfois très singuliers…), de contraintes légales (beaucoup de règlementations dans nos domaines), de contraintes liées à la protection de nos créations, du RGPD etc. la liste est très, très longue…

Question : Parfois, plutôt que de subir, on peut transformer autant de faiblesses potentielles en opportunités : tu as un ou deux exemples concrets de réussite pour Brainsonic ?

Guillaume Mikowski : C’est ce que nous avons toujours fait avec enthousiasme à l’agence, on a une culture du test, de la transversalité, un management qui favorise l’innovation. Un exemple qui me vient tout de suite : la période Covid. Presque du jour au lendemain, guidés par notre cellule événementielle, on a transformé — temporairement mais radicalement — l’agence en leader des événements digitaux. Résultat : en un an, on a converti plus d’une centaine d’événements physiques en formats digitaux.

C’était notre façon de faire face aux coupes budgétaires : en aidant nos clients à réinventer leur façon de communiquer avec leurs audiences. Les contraintes étaient terribles à l’époque, mais on a su s’adapter vite, et bien.

Question : Tes clients souffrent des mêmes obligations :  là encore, quelques exemples de réussite ?

Guillaume Mikowski : Nos clients sont pris dans les mêmes paradoxes que nous : faire mieux avec moins, parler plus fort ou en tout cas plus juste que les autres, créer des vraies relations dans un monde qui zappe, exister partout sans se disperser… A chaque client, un brief, des contraintes, et une réponse derrière qui je l’espère fait sens pour tout le monde.

Prenons l’exemple de Yomoni, pure player de l’épargne en ligne, qui doit faire face à un secteur monopolisé par les banques, aux budgets médias 100 fois plus importantes et aux discours très conventionnels. Notre réponse : une campagne pleine d’humour avec Michel Polnareff…

Le résultat : une campagne qui percute avec une équivalence média de plusieurs millions d’euros. Notre obsession, c’est l’engagement. Pas celui qu’on mesure à la loupe sur les réseaux, celui qui fait que les gens se souviennent, partagent, agissent.

Transformer les contraintes en opportunité, par Philippe Rondeau – Sodebo

Contraintes réglementaires, environnementales, technologiques, etc. : la vie des entreprises n’est plus vraiment un long fleuve tranquille ! Sans doute est-il temps de revenir aux sources mêmes du marketing et de transformer autant de faiblesses potentielles en opportunités.

C’est ce dont viendront témoigner les experts invités par le Pôle Prospective de l’Adetem le 14 Mai lors d’une matinée intitulée : « Transformer les contraintes en opportunité » ; pour plus de renseignements et s’inscrire, c’est ici :

En avant-première, Philippe Rondeau, Directeur Développement Durable de Sodebo, répond à nos questions.

Question : Rapidement, tu peux nous faire part des principales contraintes qui touchent à ton activité ?

Philippe Rondeau : Dans le secteur agro-alimentaire, les contraintes réglementaires sont importantes (surtout liées à la sécurité sanitaire et aux questions de santé) et évoluent régulièrement : utilisation des additifs, mentions sur les emballages (Nutriscore, Origine Info…). A cela s’ajoutent depuis quelques années des contraintes réglementaires environnementales, comme la loi AGEC sur les emballages qui vise à la disparition d’emballage plastique à usage unique.

Les contraintes sont aussi celles qui nous viennent de nos parties prenantes (fournisseurs, clients, consommateurs, associations…) et qui, parfois, peuvent être contradictoires !

Il n’est plus possible aujourd’hui de développer son activité sans prendre en compte toutes ces contraintes mais il ne s’agit pas non plus de laisser toutes ces contraintes guider l’entreprise. L’entreprise doit garder son cap mais orienter ses voiles en fonction de ces vents tournants ! C’est de cette façon que les contraintes peuvent devenir opportunités et permettre à l’entreprise d’aller plus loin et plus vite.

Enfin les contraintes liées à l’enjeu de décarbonation s’imposent de plus en plus dans la stratégie des entreprises qui risquent de perdre des marchés si la décarbonation de leurs activités n’est pas au cœur de sa stratégie globale. Mais une politique environnementale volontaire et ambitieuse peut aussi être un bon moyen de conquérir de nouveaux marchés ! De plus, ces nouvelles contraintes permettent également de repenser des pratiques, processpour les rendre plus efficients, permettent de réduire des gaspillages (déchets, énergie, eau…) et de développer son autonomie (autoproduction d’énergie, recyclage de l’eau…) qui sont autant d’opportunité pour faire face aux aléas du monde actuel et à venir.

Question : Parfois, plutôt que de subir, on peut transformer autant de faiblesses potentielles en opportunités : tu as un ou deux exemples concrets de réussite pour Sodebo ?

Philippe Rondeau : Le meilleur exemple chez Sodebo de la transformation d’une contrainte en opportunité, c’est le sujet de la fourchette : comment l’obligation de suppression de la fourchette plastique dans nos salades nous a permis de développer une innovation majeure avec une fourchette comestible et de créer ainsi, un avantage concurrentiel important !

Autocars longues distances : pas vraiment responsables

Selon les études (empreinte-baroudeuse ou climate consulting), un voyage longue distance en autocar présente une empreinte carbone 12 à 15 fois supérieure au train… mais comme il peut coûter 3 à 4 fois moins, y a pas photo !

Seulement, pour rester compétitif, faut absolument réduire les coûts, notamment la masse salariale, quitte à lancer sur la route des chauffeurs qui foncent à toute vitesse pour minimiser la durée des trajets… même quand les conditions météo se révèlent particulièrement désastreuses.

Petite expérience récente, lundi 27 janvier, fin de matinée, Autoroute A4, près de Bussy Saint Georges. Vitesse limitée en temps normal à 130, mais à 110 vues les conditions météo : en fait, avec le déluge qui s’abat sur la chaussée, pas un conducteur – ou presque – ne dépasse les… 90, et encore, faut être téméraire !

Pas un conducteur, sauf un chauffeur de bus qui double, par la droite et par la gauche, zigzague sans cesse sur la chaussée, sans doute pour respecter un horaire établi par et pour beau temps.

Comme son mouchard indiquera qu’il ne dépasse pas les 130, il a tout bon !  Heureusement, les autres véhicules sont prudents pour lui. Ce qui pose quand même des questions sur les fameux « bus Macron », qui sans doute cassent les prix… au détriment de la sécurité et de l’environnement !

Ce bus-là n’est pas français, mais autrichien, mais la problématique est la même pour toute l’Europe ; sur son site, Blaguss vante ses vertus écologiques tout en se gardant bien de se comparer au train !

La société devrait surtout remercier les autres conducteurs qui eux conduisent suffisamment sagement pour éviter les accidents dus à ses chauffards.