Blog - Marketing is Dead
1815
paged,wp-singular,page-template,page-template-blog-large-image,page-template-blog-large-image-php,page,page-id-1815,page-parent,paged-69,page-paged-69,wp-theme-stockholm,ajax_fade,page_not_loaded,,select-theme-ver-2.3,wpb-js-composer js-comp-ver-4.5.3,vc_responsive
 

Blog

Au petit bonheur des blogs

wernicke2.jpgQuand j’entends des marketers ou des consultants prétendre que la blogosphère ne constitue qu’un épiphénomène en voie de marginalisation, ou pire, un feu de paille à la mode, mais aujourd’hui dépassé par les réseaux sociaux ou Twitter, je me dis qu’ils ne cherchent qu’à se rassurer face à un phénomène qu’ils ne maitrisent pas, ne comprennent pas – ou pire, qu’ils ne maitrisent plus, jouant la fuite en avant.

Jamais les blogueurs français n’ont tant été courtisés par les régies publicitaires … et parfois les plus farfelues : j’ai déjà évoqué ici, le cas d’Infolinks, j’aimerais parler de blogmarche.com, tout aussi ridicule – peut-être plus.

Je sais que les blogueurs ne constituent en rien une catégorie d’internautes très homogène, il y a ses stars, ses soutiers et ses amateurs, etc. Mais ce que tous ces farfelus ont en commun, c’est le culte de l’humain – notamment dans leurs relations à autrui – et ce qu’ils détestent le plus, du moins tous ceux que j’ai rencontrés, c’est d’être pris, sinon comme des zozos, du moinscomme des numéros.

Ce qui n’empêche pas d’aucuns, comme Agnès de blogmarche.com, d’envoyer des mails automatiques dont la pseudo personnalisation se révèle d’une tristesse à faire mourir « les soirs d’orage, des Chinois cultivés« , comme disais le grand Jacques (Brel, dans Les Flamingants, chanson comique).

Bon, excusons-là, Agnès n’est certainement qu’un robot !

Admirez le style : « Je m’appelle Agnès, et je suis un membre dans l’équipe d’assistance de blogmarche.com. Nous avons récemment lancé un service de publicité via des posts sur des blogs visant à ajouter des sites de qualité tels que le votre à nos offres ».

Et que penser de leur « fierté de notre transparence et de notre mentalité visant à la construction de communautés » : cela me fait penser à un aphasique de Wernicke, de ces malades qui construisent des phrases grammaticalement correctes mais dépourvues de sens, parce qu’alignant des termes inadéquats les uns au bout des autres !

Les « Termes & Conditions » de leurs contrats sont tellement bien rédigées, que comme dans toute bonne traduction automatique à la Google (mais Google ne prétend pas à la qualité absolue), le texte anglais apparait sous le curseur de la souris ! Mais c’est suffisamment clair pour savoir qu’en cas de conflit, vous devrez aller ester auprès du tribunal de Phoenix, en Arizona.

Bref, la blogosphère française aiguise bien des appétits et les régies s’équipent pour collecter la long tail à la louche !

Mais ce que j’adore par dessus tout, c’est recevoir deux fois de suite le même mail personnalisé affirmant que je suis le plus beau, le plus doué, le plus … sur les deux blogs dont je suis administrateur, MarketingIsDead et Intelligence collective : ça me flatte deux fois !

PS : Le monsieur sur la photo, si vous ne l’avez pas reconnu, ce n’est pas Agnès, c’est Carl Wernicke.

0
0

Réseaux : le mors aux dents

DSC00214.JPGPerdre tous ses amis, quel angoisse !

Impossible dans la « vraie » vie, sauf à voir accompli un acte d’une telle indignité que tous vous rejettent : perdre tous ses amis, c’est se voir mis au ban de la société.

On peut vouloir couper les ponts avec son passé, ses relations et disparaître sans laisser de traces : mais il s’agit alors d’un acte volontaire, et non subi.

Le problème avec les réseaux sociaux actuels qui se développent sur la toile, c’est que l’on est à la merci de n’importe quel bug ou n’importe quelle oukase – sans appel !

Imaginez : vous bâtissez votre page, tissez patiemment votre petite chaîne relationnelle, commencez à communiquer de plus en plus étroitement avec quelques dizaines ou centaines d’amis, dont certains, très proches, développent un dialogue construit … bref, vous voici au cœur d’un dispositif qui vous occupe de longues heures, et donne un nouveau sens à votre existence.

Et patatras : viré !

Sans raison, sans comprendre pourquoi : c’est arrivé à mon copain PhilippeHyppo Blog, le grand amateur de cheval dans la liste des Blogs sympa – qui très récemment s’est vu éjecter de facebook sans encore avoir compris pourquoi, comme il le raconte ici. Il n’a pas lancé de fatwa, pas invité à assassiner les païens ou les voisins d’en face, pas montré sa z… comme dans toutes les cours de récréation – même pas !
Depuis, il donne rendez-vous à ses amis sur Twitter.

Philippe, en plus d’aimer les chevaux, il est un peu geek sur les bords : mais imaginez un gars plus doué pour se faire des amis que de manier le mulot, le voilà planté au bord de la route sans trop savoir ce qui lui arrive et où retrouver tous ses copains.

Cela pose la question des droits et des devoirs des réseaux sociaux : des membres, mais aussi des organisateurs, les patrons des facebook, LinkedIn et autres YouTube.

Déjà, depuis longtemps, ils ont compris que leurs réseaux ne leur appartient plus vraiment : facebook a ainsi plié devant la bronca de ses membres quand ses dirigeants ont souhaité modifier ses conditions d’utilisation, et s’arroger la propriété de tous les contenus publiés sur le site, comme le rappelle Rue89 :

« Multiplication des groupes Facebook hostiles, réaction des blogueurs et des médias. Nombreux sont les commentaires qui s’inquiétaient que Facebook puisse stocker toutes les données de ses utilisateurs, même après une fermeture du compte ».

Mais leur reste le droit de fermer le tuyau … et cela peut se faire très discrètement, sauf à tomber sur un blogueur particulièrement influent qui alerte la planète 2.0 toute entière.

Question : un réseau a-t-il moralement le droit de « débrancher » ainsi quelqu’un – quelqu’un qui ne fasse rien d’illégal, juridiquement parlant, bien entendu ?

Car finalement, il s’agit bien d’une espèce de meurtre virtuel, à défaut de rituel : l’internaute perd soudain ses amis, son passé, son existence ; bien sûr, il peut toujours refaire le chemin,mais ailleurs.

Au delà de la simple anecdote, l’éviction manu militari d’un réseau social en ligne peut se révéler très déstabilisante pour une personnalité fragile … une de ces personnalités un peu timides qui s’investissent massivement dans ce type de nouvelles relations.

Aujourd’hui, les marketers qui se lancent dans la construction de sites 2.0 relationnels – certains avec succès, comme Generali avec Génération responsable, ou Yves Rocher avec  les végetaliseurs – doivent saisir qu’ils ne se lancent pas dans un projet temporaire, mais que l’aventure doit devenir pérenne.

Non pas sous peine de décevoir ses clients.

Mais sous peine de déstabiliser certains citoyens … et de décevoir tous les autres.

C’est ça, aussi, le marketing responsable.

0
0

Le consommateur préfère la frugalité

Simple.jpg« Aux produits de dernière génération toujours plus complexes, les consommateurs préfèrent les appareils simples et faciles d’utilisation. »

Ce n’est pas moi qui le dit, mais McKinsey, après avoir interrogé 2000 américains.

Par contre, c’est votre serviteur qui a eu le plaisir de répondre aux questions de L’atelier, fort de mon expérience de « marketer 2.0 » … et de 10 années passées chez Thomson.

C’est vrai que pendant ces 10 ans, j’ai vécu au sein d’équipes fascinés par la « killing application » – l’innovation qui devait révolutionner le marché du high tech -, et qui ne souciaient pas trop des attentes des consommateurs en la matière … ou plutôt qui faisaient comme si les consommateurs ne pouvaient rêver que toujours plus de technologie.

Alors qu’ils ne rêvaient que de souffler.

Et de produits simples d’emploi !

Bon, je ne vais refaire l’interview ici, rendez-vous sur le site de L’atelier.

0
0

So beautiful! it sound so real !

Rain.jpgOn peut découvrir de vraies pépites sur la toile, comme en témoigne ce clip que vient de me faire découvrir Olivier.

Postée sur You Tube a blogosphère commence à la relayer, un peu partout dans le monde.

Question : qui a enregistré ce petit chef d’œuvre ?

Pas réussi à le découvrir !

Alors comme Jo, qui l’a découverte dès la mi Juillet, je ne peux que dire : « I would recommend that you just close your eyes and listen to it first and then watch the visual. I don’t know who orchestrated it and where did this happen, so if any of you get any more info on this, please pass on ».

Ou plus brièvement, comme sur les commentaires de You Tube : « Easily the most impressive thing I have seen on YouTube! Bravissimo! »

Si par hasard comme connaissez les artistes, merci d’ajouter un commentaire.

0
0

Le Jour du Blog

Blog Day.jpgDécouvert – avec un poil de retard – grâce à Julien Bonnel, que le 31 août se déroulait la 4ème édition du BlogDay.

« Ce Jour du Blog a été crée en pensant que les bloggers devaient avoir un jour qui serait dédié à connaître les autres bloggers, d’autre pays ou d’autres centres d’intérêts. Ce jour-là, les bloggers pourraient les recommander aux visiteurs de leur blog » : je sais, ça fait un peu jargon, ça sent la traduction automatique, mais c’est comme ça qu’on cause sur le site du BlogDay.

Julien Bonnel, vous ne connaissez pas ? C’est Marketing et Technologies, dans la rubrique P’tits jeunes de la colonne de gauche.

« Pour ma première participation je vais déroger à la règle en vous recommandant 5 blogs proches de mes centres d’intérêts » : voilà pourquoi je me suis retrouvé avec quelques autres – dont mon copain GourvenecVisionary Marketing – dans son post d’aujourd’hui.

Bon, si je devais quand même citer quelques blogs d’autres cultures ou d’autres centres d’intérêts …

Il y aurait certainement les iconoclastes Un Breton vivant en Suisse, de Riwal Ferry, et Indiscipline intellectuelle, de Thierry Groussin. Jusque-là, pas trop de soucis, ils sont dans la liste de gauche – pas dans les P’tits jeunes, c’est fini pour eux !

Pour ne pas me montrer trop à cheval sur les principes et les règles de ce Jour du Blog, il y aura aussi Hyppo Blog, le blog cavalier – en tous les sens du terme – de Philippe Noel.

Allez, un peu d’exotisme – mais en restant dans le marketing, alors – avec The Extraordinary Experience, d’Emmanuel Probst : c’est en anglais, il vit dans une des plus villes américaines : Chicago !

Et bien sûr, pour terminer, l’excellent blog d’Henri Kaufman … mais non, pas Et si l’on parlait marketing, bien trop célèbre pour vous le faire découvrir ; mais son extraordinaire Miss.Tic FanClub – une artiste de rue géniale, siamoise de la sorcière de Picsou !

Et voilà, c’est boucle !

0
0

Le cache de Google

Google.gifPour les néophytes du Web en général et du Web 2.0 en particulier, le cache de Google demeure un « lieu » non seulement virtuel mais mythique : on sait « où ça se trouve », mais pas vraiment « à quoi ça sert » et encore moins « qu’est-ce qu’on peut en faire »

« Lorsque Google explore le Web, il crée une copie de chaque page examinée et la stocke dans une mémoire cache, ce qui permet de consulter cette copie à tout moment, et en particulier dans le cas où la page originale (ou Internet) serait inaccessible. Lorsque vous cliquez sur le lien « Copie cachée » d’une page Web, Google affiche celle-ci dans l’état où elle se trouvait lors de son indexation la plus récente » : voilà la réponse à la question « à quoi ça sert », telle que la fournit Google himself.

Mais « qu’est-ce qu’on peut en faire » ? Mis à part cliquer dessus pour mieux voir où se situent dans le texte recherché les termes de sa requête, Google les distinguant par un surlignement coloré.

Justement, accéder à des pages disparues : par exemple récupérer des pages de son blog que l’on a malencontreusement supprimées sans les avoir par ailleurs sauvegardées, comme le l’explique sur Intelligence collective, après avoir détruit, un soir de grande fatigue et par totale inadvertance, deux mois de production !

Autre exemple : vous découvrez avec délectation sur Temps réel que « les noms d’Axel Poniatowski, de Paul Giacobbi et de Frédéric Lefebvre sont apparus brièvement vendredi parmi ceux des ministres sur le site internet du gouvernement », suite à « une « erreur technique » provenant d’une « collaboratrice du SIG (Site d’information du gouvernement), qui en prenant des notes personnelles sur son interface ».

Evidemment, vous souhaitez aller vérifier l’information par vous-même … ou simplement aller rire un bon coup : rire aux dépens de Matignon est un rare plaisir dont les mauvais esprits raffolent !

Manque de chance, les services du Ministère ont vite fait, bien fait, corrigé la bourde : on n’ajoute pas trois ministres sans la signature des grands patrons de l’exécutif.

Reste une solution : visiter le cache de Google ; mais comment procéder ?

Les concernés s’appellent Axel Poniatowski, Paul Giacobbi et Frédéric Lefebvre : rendez-vous sur la page d’accueil du moteur de recherche et tapez le nom de Frédéric Lefebvre. Résultat : « 432 000 pages en français », excusez du peu, le monsieur a récemment beaucoup fait parler de lui … et compte également de nombreux homonymes, pour compliquer la tâche !

Vous cliquez alors sur « Recherche avancée » et sur la page correspondante, vous précisez « gouvernement.fr » en face de « afficher les pages du site ou du domaine ».

Cliquez à nouveau pour obtenir comme première référence « Les flux RSS du site gouvernement.fr », avec en dessous les liens : « En cache – Pages similaires ».
Et un clic sur « En cache » vous envoie à une adresse un peu étrange commençant par : http://209.85.229.132/search?q=cache

Et là, les trois malheureux faux ministres apparaissent à la suite des vrais, après un dénommé Benoist Apparu dont j’avoue avoir ignoré le nom jusqu’à cet instant.

« Le lien « Copie cachée » n’apparaît pas si le site n’a pas encore été indexé ou si le propriétaire du site a demandé que le contenu caché soit exclu de l’indexation Google », précise encore Google sur la page décrivant ses « Fonctionnalités spéciales » … ce qui explique que si vous effectuez maintenant la requête ci-dessus mentionnée, vous ne verrez pas le lien magique.

Alors, je vous offre une copie d’écran précédemment effectuée et précieusement conservée dans le … cache de mon propre ordinateur : car nos ordinateurs également disposent de leur propre cache, hélas plus éphémère.

Cache Ministres.jpg

0
0