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IoT : d’une révolution, l’autre.

Jean-Paul CRENN et Gérard HAAS viennent de publier chez Kawa : L’Internet des Objets : la 3ème Révolution Informatique. Imaginons les usages des échanges d’information de système à système. L’occasion pour moi de vous en livrer la préface … que j’ai eu le plaisir de rédiger.

Notre société a connu ces 20 dernières années plus de bouleversements que les 50 précédentes. Et surtout des bouleversements brutaux, fondamentaux, qui remettent en cause les bases même de notre vie, tant personnelle et sociale … et bien entendu, le travail des gens de marketing qui doivent coller au plus près aux attentes de consommateurs qui eux-mêmes ne savent plus trop où ils en sont.

Il y a tout d’abord eu la révolution de l’empowered consumer au début du siècle quand les consommateurs ont commencé à maîtriser à leur profit l’outil Internet, challengeant grâce à leurs connaissances nouvelles, les vendeurs dans les magasins : fini l’expertise à sens unique, et les marques hyper puissantes, nous entrions dans l’ère d’un dialogue acharné entre distributeurs et clients.

Certaines entreprises se sont emparées avec succès de ces nouveaux outils, détruisant ipso facto la valeur de compétiteurs moins réactifs : ainsi Easyjet a-t-elle révolutionnée le transport aérien, sonnant le glas pour de nombreuses agences de voyage.

Quelques années plus tard, avec les 1ers blogs et les débuts de ce qui allait devenir le Web social, les internautes se sont mués se surinformés en informateurs – de consommateurs à producteurs de contenus ; désormais un avis négatif pesait autant que les millions investis en publicité à 20 heures 30. De nouveaux rois sont apparus, comme Booking ou TripAdisor, ruinant à nouveau l’hôtellerie traditionnelle et, encore, les agences de voyage.

Puis, quelques années plus tard (début des années 2010, donc), notre citoyen producteur de contenus s’est mué en producteurs de services : c’est la naissance de la consommation collaborative, avec ses pionniers aux couleurs « soixante-huitardes » et ses nouveaux géants : les U et A de TUNA (Tesla, Uber, Netflix, Airbnb), prêts à prendre la place des GAFA.

Aujourd’hui, la nouvelle révolution a pour nom « Internet des Objets » – IoT, pour Internet of Things, en anglais ; les Français parlent d’objets connectés, ce qui gomme un peu l’ampleur du phénomène : les objets connectés, on a encore l’impression de les dominer alors que des choses qui discutent entre elles sans que les malheureux humains en soient informés, ça, c’est plus inquiétant.

Et là encore, le marketing va devoir apprendre à se réadapter : difficile quand la majorité des professionnels peinent à digérer les révolutions précédentes !

D’autant que les nouveaux entrants – les outsiders – ne respectent pas les règles du jeu : parfois, le consommateur est content (quand il peut voyager, manger moins cher, ou gagner un peu d’argent en prêtant ses biens à des amis) ; parfois, il s’effraie quand il découvre que ses secrets les plus intimes sont numériquement, mais indélébilement, gravés sur les ordonnateurs des fameux GAFA ou TUNA.

C’est pourquoi, les avocats doivent trouver leur place aux côtés des marketers : il faut séduire le consommateur, améliorer sa vie … mais aussi le protéger. D’où cet improbable attelage d’un marketer et d’un avocat pour rédiger un ouvrage sur les objets connectés.

Cela dit, Jean-Paul et Gérard ont du pain sur la planche : car après celle de l’IoT, d’autres révolutions pointent leur nez : celle des makers avec les imprimantes 3D, quand les consommateurs sont devenir producteurs de biens physiques, comme ils le sont devenus de contenus, puis de services.

A côté du big data, dont tout le monde parle sans trop savoir comment l’attraper, arrive la blockchain, dont personne ne sait vraiment comment ça marche et à quoi sa sert, mais nul doute que ça va tout bousculer.

Dois-je parler du transhumanisme ? De l’IA ?

Jean-Paul, Gérard, à quand le prochain ouvrage sur la prochaine révolution ?

Rencontre avec une Instagrameuse Mode, Lifestyle et Voyage 

Lors du Salon e-marketing, le Club Expérience Digitale de l’Adetem organise le mardi 18 avril à 16 heures 30 une conférence sur les Relations entre les marques et les influenceurs ; pour s’inscrire, c’est ici.

En avant-première, rencontre avec Camille Viovy, « Instagrameuse Mode, Lifestyle et Voyage », que l’on peut retrouver sur @moodmydays.

MarketingIsDead: Hier, les « blogueuses mode » avaient leur … blog, tu privilégies Instagram avec 20 000 abonnés : pourquoi ce choix ?

C’est naturellement que je me suis tournée vers Instagram, dans un premier temps par affinité pour ce réseau social à forte connotation visuelle. J’avais besoin avant tout d’un support pour alimenter ma passion pour la photographie, l’univers visuel m’intéressait plus que celui des mots à ce moment-là. J’ai très vite été séduite par la dimension spontanée de ce réseau social qui me permettait de poster des photos en temps réel facilement, en ayant des retours et des échanges assez rapidement. Les réseaux sociaux, contrairement aux blogs, facilitent les interactions et les échanges avec d’autres personnes. Il est en effet aisé d’acquérir une visibilité sur Instagram, puisqu’il suffit de quelques # pertinents pour être référencé.

Un blog, au contraire, nécessite une certaine expertise en terme de référencement et de visibilité, il n’a pas la spontanéité d’Instagram et nécessite de la préparation, beaucoup de temps, de réflexion, pour des retours rares et difficiles à obtenir. Pour ce que je souhaitais en faire,  Instagram correspondait mieux à mes attentes tournées vers le divertissement, l’univers visuel et le partage. J’ai toujours pensé que si je devais un jour lancer un blog, ce serait dans une second temps, après avoir acquis une certaine visibilité et des abonnés, que je pourrais convertir en futurs lecteurs.

MarketingIsDead : Tu es également Webmarketing Manager des Hôtels du Roy, une chaine d’hôtels d’exception : comment mener plusieurs vies à la fois ?

Cette schizophrénie n’est pas facile à gérer ! Même si je pratique Instagram à titre de loisir, c’est une passion assez chronophage ! Le tout est de faire preuve d’organisation. À mes débuts, j’avais tendance à être facilement submergée, ne connaissant pas encore bien ce monde, j’acceptais beaucoup de partenariats et recevaient tellement de colis qu’il devenait difficile et stressant pour moi de m’organiser pour faire toutes les photos dans les temps. J’ai très vite stoppé ma façon de faire quand j’ai constaté que le stress commençait à prendre le pas sur le plaisir.

J’ai aujourd’hui trouvé mon rythme, une certaine forme d’équilibre et de « routine Instagram ».  Pour ce qui est des posts, j’ai réglé cette routine sur mon analyse de ma communauté, c’est-à-dire savoir quand ils sont le plus réceptifs et engagés. J’ai très vite remarqué, à ma grande satisfaction, que ma communauté était plus réceptives aux mêmes moments où j’étais de mon côté plus disponible : le matin en allant au travail, le midi à la pause déjeuner, ou le soir en rentrant du travail. Pour ce qui est de la préparation des photos, je les réalise la plupart du temps en amont le week-end. Si j’ai du temps j’en fais parfois le soir en rentrant ou le matin avant de partir travailler. Je sais également à peu près combien de partenariats je peux accepter pour ne pas être submergée et continuer de produire de la qualité en continuant de prendre du plaisir.

D’autre part, ce qui facilite pour moi la transition entre ces deux activités est que mon travail ne s’éloigne pas tellement de ma vie d’instagrameuse. Travaillant dans l’univers du web, mon poste consiste entre autres à animer les réseaux sociaux des hôtels pour lesquels je travaille, et à établir les relations avec les blogueuses. De cette façon, je vois l’autre côté du miroir et j’ai une vision plus complète des relations marques-influenceurs ce qui m’aide dans chacune de mes deux activités.

MarketingIsDead : À un horizon plus au moins proche (le temps passe vite sur le web social) tu te projettes dans quoi tu t’imagines faire quoi ?

Pour le moment je n’ai pas le temps de me lancer dans de nouveaux projets, mais cela ne m’empêche pas d’y songer pour plus tard.

J’aimerais beaucoup me lancer dans la blog sphère. J’ai déjà commencé à préparer ce blog que je garde précieusement de côté pour le lancer quand je serai certaine de pouvoir l’animer régulièrement, ce qui n’est pas le cas pour le moment. Néanmoins cette idée me trotte dans la tête et j’ai aujourd’hui la sensation qu’Instagram ne me suffit plus, puisqu’il limite à un certain nombre de caractères mes pensées. J’aimerais pouvoir décrire plus longuement mes expériences, m’étendre sur certains sujets, en complément de mon compte Instagram à dimension plus visuelle.

Et puis dans un second temps, pourquoi pas également me lancer dans la création d’un e-shop ? C’est une idée que je garde en tête pour plus tard aussi !