Incivilité (ordinaire ?) des chauffeurs RATP
On parle souvent des incivilités auxquelles sont exposés les chauffeurs de bus de banlieue, toujours prompts à débrayer dès que se produit le moindre incident ; mais leur conduite est souvent loin d’être exemplaire, comme en témoigne cet aventure …
Vendredi 3 Juin, vers 14 heures, le bus 325 roule sur la file de droite avenue de Saint Maurice dans le bois de Vincennes, en provenance de Saint Mandé ; je suis sur la file de gauche, exactement à sa hauteur quand nous arrivons aux feux tricolores au bout du zoo, là où cette voie rejoint la route de ceinture du Lac Daumesnil.
Le bus met alors sont clignotant à gauche et force le passage devant moi, m’obligeant à freiner brusquement pour ne pas me faire accrocher ou déborder sur la partie gauche de la chaussée : ce n’est pas la première fois que je constate un tel comportement dangereux à un croisement, et si c’est énervant, cela ne mérite pas un papier sur un blog, juste un coup d’avertisseur pour montrer son mécontentement.
Ce que je fais : le chauffeur du bus décide de me punir – enfin je suppose – en … laissant passer le feu vert et bloquant ainsi toute la circulation, puis un second !
Le conducteur d’un véhicule derrière moi descend et vient l’apostropher : petite prise de bec, et le gars repart vers sa voiture : que fait le chauffeur du bus ? Il quitte son bus, se dirige vers l’autre conducteur et commence sur la chaussée une belle engueulade avec lui !
Le temps passe, le chauffeur de bus à court d’invectives remonte dans son bus, attend que le nouveau feu soit sur le point de passer à l’orange pour redémarrer, histoire de nous embêter une dernière fois, et s’en va.
Que pense la RATP de tout cela ? Et pourquoi ne je ne suis pas contenté d’envoyer un petit courriel sur son site ? Parce qu’il y a quelques années, j’avais utilisé la procédure adéquate pour me plaindre d’un agent de la RATP qui fumait sur le quai du RER à Vincennes : le gars à qui j’avais fait remarquer que ce n’était pas très correct m’avait fait un bras d’honneur. J’avais envoyé sa photo en précisant le jour et l’heure et la RATP m’avait répondu … qu’elle ne pouvait identifier la personne !
Là, si la RATP ne peut identifier son conducteur (je tiens un belle photo en gros plan à sa disposition) et constater qu’il est bien descendu de son bus pour une petite engueulade sur la voie publique …
(


Je suis d’une génération qui a découvert l’horreur nazie dans des expositions itinérantes où nous emmenaient nos parents : les murs étaient couverts de photos en noir et blanc prises à la libération des camps d’extermination et passait en boucle des chansons comme Nuit et Brouillard de Jean Ferrat. Nous avions du mal à réaliser que des hommes aient pu commettre de tels actes de barbarie contre d’autres hommes, juste parce qu’ils n’étaient pas comme eux, ne pensaient pas comme eux : ils étaient juifs, tziganes, homosexuels, communistes … Une cousine de ma mère est morte en déportation, des années après, je lisais toujours la même tristesse, la même incompréhension dans le regard de ses sœurs.
A l’heure des médias sociaux et du « Tout le monde, il est beau, tout le monde, il est gentil », et où les marques supplient les consommateurs de les aimer sur Facebook, un article comme : « Monsanto : un collectif international de juristes et d’ONG lance ce jeudi un tribunal international pour juger la multinationale accusée « d’écocide » » a de quoi interpeler : une marque n’a pas toujours besoin de séduire pour être faire du business – la preuve !