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La Blockchain, entre la mécanique quantique et Second Life

La Blockchain est un Eldorado qui se situe quelque-part entre la mécanique quantique et Second Life, pas très loin d’Internet.

Un Eldorado, car elle permet de réaliser des transactions financières pour trois fois rien et de manière totalement sécurisée ; tout le monde s’y intéresse, et notamment les banques qui utilisent encore un système antédiluvien pour leurs transactions. Mais elle ne sont pas les seules : les pouvoirs publics regardent la Blockchain avec beaucoup d’intérêt et un zeste de soupçon, puisqu’elle permet de battre monnaie (la référence, c’est le Bitcoin), en contradiction avec leurs privilèges régaliens ; et bien sûr, toute le petit monde de la FinTech qui espère faire fortune et détrôner les GAFA et autres TUNA.

Un Eldorado, mais aussi les portes de l’Enfer pour les institutions : car les premiers à pâtir d’un système totalement décentralisé seront bien évidemment … les banques et les gouvernements !

La Blockchain s’apparente aussi à la mécanique quantique parce si tout le monde en parle, peu de spécialistes savent réellement de quoi ils parlent : Einstein se plaisait à dire que seule une poignée de physiciens (dont il faisait partie) étaient capable de comprendre réellement la mécanique quantique ; on pourrait presque dire la même chose de la Blockchain … ce qui n’empêche pas tout le monde d’en parler, avec curiosité, inquiétude ou suffisance, selon sa posture.

Et Second Life ? En 2007, le réseau social en 3D préfigurait le futur de la toile, il était vécu comme incontournable, tellement à la mode que nos deux candidats à l’élection présidentielle y avaient construit leur île ; et les banques (encore elles) y recrutaient leurs futurs collaborateurs à grands renforts de publicité.

La Blockchain n’est pas très loin non plus d’Internet, puisque c’est un protocole facilitant des échanges : de données pour la toile, de transactions pour la Blockchain.

Mais un Internet balbutiant, car aujourd’hui, la Blockchain ne repose par sur un protocole unique (ou plutôt un ensemble de protocoles) comme TCP/IP, mais chacun y va de son petit protocole ; celui du Bitcoin a été mis au point par … on ne sait pas trop qui, puisque personne n’a jamais rencontré Satoshi Nakamoto, son concepteur !

Quand à la sécurité absolue du système, on peut également avoir quelques doutes, quand on observe la vitesse à laquelle le cours du Bitcoin fluctue : pêché de jeunesse ou instabilité inhérente à toute Blockchain ?

L’inbound marketing selon Stéphane Truphème

A l’heure d’Internet et des médias sociaux, le marketing est devenu pour beaucoup de consommateurs synonyme de harcèlement : multiplication des pourriels dans sa boite aux lettres, de SMS intrusifs sur son mobile grâce aux beacons – en attendant de nouvelles actions plus proches de la guérilla que de l’offre commerciale via les objets connectés.

Les marques perdent leur légitimité, par la faute de marketers paresseux, qui préfèrent appuyer sur des boutons plutôt que de réfléchir à d’autres stratégies moins agressives : mais force est de reconnaître qu’avec son discours militaire, son enseignement ne les a pas préparés à agir autrement.

Avant le Web – car il fut une époque où le Web n’existait pas –, le rédacteur de marketing direct peaufinait ses messages et le stratège médias choisissait les bons canaux tout cela pour optimiser le retour sur investissement des campagnes ; désormais on inonde des populations qui n’en peuvent plus de communications tapageuses mais si bon marché que sur la masse, il se passera bien quelque-chose.

Les taux de rendement de l’e-mailing publicitaire se sont effondrés ces dernières années – performance à souligner pour un moyen si jeune ! Nul doute que ceux du retargeting suivront même voie, sans certainement même atteindre la maturité ; le marketing automation aura certainement de beaux jours devant lui … mais certainement pas si nombreux si les professionnels ne se réforment pas.

Quand les consommateurs devront systématiquement fermer le Bluetooth de leur mobile avant de pénétrer dans une galerie marchande pour éviter que ce dernier n’arrête pas de vibrer dans leur poche, ce jour-là, peut-être pas si lointain, le ROI du marketing – du moins de CE marketing guerrier – sera proche de zéro.

Alors ?

Alors il sera temps de réapprendre à respecter le consommateur, ne lui adresser que des messages désirés et désirables, de le séduire à nouveau par des sourires – de revenir peut-être aux bases de la relation commerciale qui consiste à ne pas considérer le client comme un ennemi – une cible en termes marketing … ou militaire !

Sans doute cela-t-il difficile pour beaucoup de changer de posture et de mentalité : mais ce qui est sûr, c’est que les premiers à le faire bénéficieront d’une incommensurable avance ; les autres pourront regarder avec désespoir leurs courbes de performances inexorablement s’effondrer.

L’heure est à l’inbound marketing !

Pour découvrir l’inbound marketing, découvrez l’excellent ouvrage éponyme de Stéphane Truphème, dont vous venez de lire l’avant-propos que l’auteur m’a gentiment demandé de rédiger.