Tous les articles - Marketing is Dead
18972
paged,page-template,page-template-blog-masonry,page-template-blog-masonry-php,page,page-id-18972,page-child,parent-pageid-1815,paged-147,page-paged-147,ajax_fade,page_not_loaded,,select-theme-ver-2.3,wpb-js-composer js-comp-ver-4.5.3,vc_responsive
 

Tous les articles

  • TRIER PAR :
  • TOUS
  • Actualité
  • Articles, publications
  • Consumer Insight
  • Coups de gueule
  • Culture(s)
  • C’est déjà demain
  • Demain l’assurance
  • Entretiens
  • Etudes Marketing
  • Interviews
  • Interviews 2.0
  • Le marketing par les nuls
  • Les copains d'abord
  • Livres
  • Mardis du Luxembourg
  • Marketing 2.0
  • Menteurs
  • Non classé
  • Respect
  • Ridicule
  • Société
  • Un peu de bon sens
  • Web 2.0

Protection des données : anticiper le séisme de la nouvelle règlementation

Les Français savent que les entreprises et les pouvoirs publics disposent de plus en plus d’informations les concernant – et qu’eux-mêmes en laissent de plus en plus sur le Web, social ou pas : qu’ils consultent un site marchand pour acheter une cafetière, et les voici soudain bombardés d’offres plus séduisantes les unes que les autres ; qu’ils utilisent un comparateur de prix d’assurance, et les devis n’arrêtent pas de s’entasser dans leur boîte aux lettres.

La pression est constante : quel que soit le site où ils se rendent, on les informe de la présence de cookies – ils ne savent pas trop à quoi ça sert, mais ils en imaginent la finalité commerciale ; et ils ont beau se désabonner de toutes les newsletters promotionnelles, le lendemain elles réapparaissent comme par miracle …

Il est des entreprises vertueuses, qui respectent le code de la consommation ; et d’autres moins, qui ternissent l’image de la profession. Tout cela devrait rapidement changer car la Commission Européenne a élaboré un Règlement posant des limites contraignantes, assorties de sanctions extrêmement lourdes, puisque pouvant atteindre 4% du chiffre d’affaires des fautifs.

Pour faire le point sur la relation des Français à leurs données personnelles, mais aussi sur le nouveau cadre juridique qui va désormais s’imposer aux entreprises, le Lab recevra le jeudi 29 septembre deux experts :

  • Martine RICOUART-MAILLET, Avocat au Cabinet BRM avocats, Vice-Présidente de l’ACFDP (Association Française des Correspondants aux Données Personnelles), Correspondante Informatique et Libertés BLOCTEL, Intervenante au Syndicat National de la Communication Directe, présentera les nouvelles réglementations françaises et européennes, votées et à venir, et leurs conséquences pour les entreprises dans la gestion de leurs données ;
  • Jean-Daniel LEVY, Directeur du Département Politique & Opinion deHarris Interactive, grand spécialiste de l’opinion des Français sur le sujet de la protection de leurs données, évoquera ce que les consommateurs sont prêts à accepter… ou pas.

Pour s’inscrire, c’est ici.

Vous avez dit : principe d’innovation ?

Dans son dernier bulletin, l’ilec traite de l’innovation, et plus particulièrement de l’article du projet de loi « Sapin II » portant sur le principe d’innovation. A ce titre – certainement parce que cet article n’est pas d’une clarté lumineuse, ils ont décidé d’en soumettre le texte à l’appréciation de plusieurs consultants et experts, dont votre serviteur.

Petite remarque liminaire : le chapitre consacré à la « définition du principe d’innovation » … ne définit rien ; il se contente d’affirmer que toutes les organisations chargées d’une mission de service public doivent promouvoir et appuyer toute forme d’innovation ; et pour y parvenir, elles doivent effectuer une veille sur les formes contemporaines d’innovation, y compris celles émanant des petites et moyennes entreprises.

On ne peut constater l’impuissance des gouvernements en la matière : ses bras armés (le service public au sens large) ne peuvent qu’aider … mais pas diriger, ou mieux, être à l’origine d’initiatives. On est loin de l’omnipuissant MITI, rebaptisé METI (Ministry of Economy, Trade and Industry) japonais, voire même du volontarisme du Commissariat général du Plan, né en France après la seconde guerre mondiale.

Le projet gouvernemental pourrait paraître louable s’il ne se contentait pas de reconnaître un échec : celui des politiques à comprendre les évolutions sociétales actuelles et la marche de notre économie.

Que constate le ministre : que notre monde évolue extrêmement vite, que des startups ambitieuses naissent tous les jours dont certaines ont ou vont en changer la face : il y a eu les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple), puis les TUNA (Tesla, Uber, Netflix, Airbnb), avant de nouvelles licornes qui émergent çà et là … mais pas vraiment en France. On s’est enorgueilli de la présence de la French Tech à Las Vegas, mais sont leader Withings bat désormais pavillon finlandais !

Dans l’Internet des objets, la guerre des réseaux fait rage : la startup française Sigfox, un des plus innovants opérateurs télécom de l’Internet des objets ferraille contre LoRa, issu du rachat de la startup grenobloise Cycléo par l’américain Semtech ; la SNCF la première tandis qu’Orange participe à la LoRa Alliance : bref, ça part dans tous les sens.

C’est bien beau de regarder passer les trains en se disant qu’il aurait été bon de monter dedans en temps utile ; bref, de comprendre comment naît l’innovation, pour mieux la pousser.

Deux écoles se battent autour de deux visions de l’innovation : les ingénieurs versus les marketers.

Les marketers veulent à tout prix prendre sans cesse le pouls des consommateurs pour élaborer des produits adoptés à leurs besoins : manque de chance, dans une société où les ruptures technologiques se succèdent à une vitesse folle, ça ne marche pas, les gens étant incapable d’imaginer une monde en continuelles mouvances.

Les ingénieurs mettent en avant le succès d’entreprises comme Dyson ou Apple, où le marketing n’a pas vraiment le droit à la parole, sans oublier ces startups devenues richissimes comme Google ou Facebook … et oublie les milliers d’entreprises qui s’entassent dans le cimetière des mauvaises idées.

De toutes façons, un troisième larron va les mettre rapidement d’accord : le financier. Un financier qui se comportera radicalement différent selon qu’il se trouve face à des startups ou de grandes entreprises.

Dans le 1er cas, ils se montrera extrêmement prompt à sortir le chéquier, sans trop comprendre « à quoi ça sert », ni « qui va acheter ça » : la plupart des startups se moquent aujourd’hui du client final, seul compte le tour de table ou l’acheteur potentiel et après moi, le déluge. Quoi qu’il ne soit, dans toute cette masse de créativité, se cachent des pépites … mais lesquelles ?

Dans le 2nd cas, notre financier se montrera destructeur de valeur, coupant les coûts … et la créativité des équipes R&D : essayer de lutter face à des japonais ou des coréens qui eux, démultiplient les investissement en recherche ; c’est comme ça que Thomson s’est retrouvé leader mondial incontesté des téléviseurs à tubes … quand le marché basculait au LCD, assurant la domination de Samsung et LG.

En fait, l’innovation naît de la rencontre de briques technologiques et de consommateurs – et donc, dans l’entreprise, de discussions incessantes entre ingénieurs et marketers.

De discussions orientées vers l’avenir : quelles sont les tendances sociétales profondes ? Quelles sont les avancées technologiques montantes ? Deux flux qui se renouvellent sans cesse, et qu’il convient de monitorer en permanence.

L’état a-t-il un rôle à jouer dans tout ça ? Bien sûr – mais celui de contemplateur de trains qui passent : il lui faut se doter d’une vision, et de moyens d’action.

Question moyens, c’est une question de volonté.

Question vision, c’est certainement là que le bats blesse : comment un personnel politique vieillissant peut-il comprendre une société qui se construit avec Snapchat … et non plus à l’ENA ?