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IoT et hackers

Le 21 octobre dernier, les utilisateurs de Twitter, Spotify, eBay, Paypal et autres Airbnb – entre autres – ont eu la mauvaise surprise de ne plus pouvoir accéder à leur service favori : en cause, l’effondrement des serveurs de DynDNS.

DynDNS, peu de gens connaissent cette entreprise et pourtant tout le monde utilise ses services puisqu’elle permet, entre autres, d’associer un nom de domaine – MarketingIsDead.net, par exemple – à une adresse physique de site – en fait, une suite de chiffres difficilement mémorisables ; donc si DynDNS tombe, impossible d’accéder à ses sites préférés, à moins d’en connaître l’adresse exacte … qu’évidemment personne ne connaît !

Bien sûr, DynDNS ne s’était pas crashé toute seule : de méchants pirates l’y avaient un peu aimé en réalisant une attaque par déni de service distribué – DDoS en bon anglais pour « distributed denial of service » : j’ai toujours bien aimé l’expression, je ne saurais dire pourquoi !

Comment ça marche ? Très simplement : vous envoyer des millions de requêtes à un site, plus qu’il ne peut répondre, et le site plante – le genre de trucs qui peut arriver sans l’aide du moindre pirate si l’on n’a pas su calibrer son site pour un trafic important.

Généralement les méchants hackers prennent la main sur des milliers de PC mal protégés et les utilisent pour bombarder leur cibles de requêtes : arrive un moment où se dernier ne peut plus faire face et baisse les bras – ce n’est qu’une image, bien évidemment.

piratesRien de nouveau sous le soleil … sauf qu’ici, les pirates ne se sont emparés de bons vieux PC pour relayer leurs requêtes : ils ont pris la main sur des appareils beaucoup moins sécurisé – pour ne pas dire, pas du tout sécurisés, ou presque : des objets connectés, type appareils photos, balances, caméras de surveillance et autres produits de domotique, etc. Des petits bidules qui présentent – outre de ne pas être sécurisés – l’avantage d’être en permanence connectés au Web.

Moralité : si le marché des objets connectés explosent comme le prédisent tous les augures, les techniciens de la sécurité devront se prémunir contre des multitudes de cheval de Troie : ça promet !

Et ce n’est pas parce que le marché de la montre connectée se plante aujourd’hui que l’Internet des Objets ne va décoller : demain, plus personne ne vendra d’appareils non connectés … que les consommateurs utilisent cette connectivité – ou pas ; ce qui revient à dire que nos appartements sont se peupler de dizaines de cibles-relais pour les hackers, sans que nous, pauvres citoyens, n’en ayons conscience.

Notre compteur électrique, notre réfrigérateur, notre téléviseurs offriront des portes béantes aux pirates : on peut toujours espérer qu’ils auront la délicatesse de ne pas les utiliser.

La télé, c’est Canal + !

Canal + – enfin, le Canal + des Rousselet, de Greef, Lescure, Gildas et autres de Caunes – a créé une autre forme de télévision, avec pour ciment ce que d’aucuns ont nommé « l’esprit Canal ».

Balladur en son temps a bien – en vain – essayé de saboter le projet : on se souvient de la démission fracassante de Rousselet et de sa violente tribune « Édouard m’a tuer », interdisant toute nouvelle attaque des politiques.

L’esprit a longtemps perduré, et comme on ne prête qu’aux riches, on a souvent accusé la chaine d’avoir fait élire Chirac en le rendant sympathique et couler Sarkozy en le montrant sous son vrai jour : de quoi déclencher la rage de son grand ami, un dénommé Bolloré !

D’où la reprise en main de la chaine … et la mise à la porte des trublions.

p1010596Reprise en main désastreuse avec le remplacement d’Antoine de Caunes par Maïtena Biraben, une proche du grand patron.

Heureusement l’esprit Canal demeure : il est juste passé sur TMC avec Yann Barthès, sur France 2 avec le zapping ; entre-temps, Bolloré, par un jeu de vases communicants, récupère le pire de la télévision avec Morandini : c’est vrai qu’il a d’autres chaines à mettre au pas.

Bref, télé, c’est Canal + … mais pas sur Canal +.

Tout cela doit faire quelques heureux, comme Martin Bouygues ou Delphine Ernotte.