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Hervé Pépin : 100 pages, ça suffit !

Mon ami Hervé Pépin, Directeur associé & Digital stratégiste de Nexize, recense les 7 piliers de la réussite du marketing collaboratif dans Marketing : 100 pages, ça suffit !

Le succès d’un projet de marketing collaboratif repose d’abord sur l’engagement des communautés impliquées. Si celui des communautés internes à l’entreprise peut être un acquis, celui des communautés de clients repose sur 7 leviers-clés :

  1. La connaissance client : avant d’inviter indifféremment tous vos clients dans un projet de marketing collaboratif, sachez qui vous invitez. Utilisez vos données en base pour constituer une population identifiable, profilée et «taillée pour l‘aventure» du projet dans lequel vous voulez l’impliquer.
  2. La gratification : à part l’amour immodéré de la marque, qu’est-ce qui va pousser un consommateur à s’impliquer ? Des réductions … ou quelque chose de plus gratifiant comme une invitation à un événement ? Si gratification il y a, bien la définir est crucial.
  3. L’expérience utilisateur : c’est plus facile de publier via Instagram que de charger une video sur YouTube. Les contributions ne doivent pas être contraignantes à produire pour vos membres. Choisissez avec soin les fonctionnalités par lesquelles vous leur demandez de contribuer, en visant les points de moindre résistance. Et bien sûr, pensez au mobile comme vecteur prioritaire des contributions.
  4. La gamification : c’est l’arme secrète de l’engagement. Plus c’est fun, plus on produit de contenus et plus on interagit avec la communauté. Réfléchissez bien aux différents moyens d’injecter une couche de gamification à votre projet collaboratif.
  5. La maîtrise des influents: les influents sur le web social adorent le marketing collaboratif et toutes les communautés dans lesquelles ils peuvent briller … jusqu’à parfois s’en sentir les leaders naturels, le plus souvent aux dépens des contributions des autres membres. Ne laissez pas votre projet être pris en otage par ses influenceurs.
  6. La rémanence : personne n’aime avoir l’impression d’être utilisé. Quand une entreprise se lance dans une démarche de marketing collaboratif, c’est le reflet d’un changement culturel, pas un « coup » ponctuel. Donnez du souffle, de la durée et de la répétition à ces initiatives
  7. La transparence: on ne biaise pas avec les insights de ses clients dans le cadre d’un projet collaboratif et la marque doit accepter en l’état les contributions, sans retouche, sans cosmétique et sans censure. Là encore, le changement de culture qui doit être lisible, sincère et transparent.

La DGCCRF est-elle une autorité compétente ?

Le 10 novembre 2016, je dénonçais ici les pratiques commerciales trompeuses de la société Cardata, qui sous couvert d’études de marché, se constitue des fichiers de marketing direct et propose toutes sortes de services et de biens en ligne.

Petite expertise du cabinet de mon ami Gérard Haas en DM sur Twitter : « Si la description que vous en faites est avérée, il convient effectivement de s’interroger d’une part, sur le fondement légal de ce sondage présenté sous forme de jeux-concours et d’autre part sur le traitement des données à caractère personnel opéré par l’organisateur. Les jeux-concours sont régis par l’article L. 121-36 du Code de la consommation lequel dispose que les opérations promotionnelles sont licites dès lors qu’elle ne sont pas déloyales. Le traitement des données à caractère personnel est quant à lui principalement soumis à la loi du 6 janvier 1978 et au nouveau règlement européen du 27 avril 2016 qui entrera en application en mai 2018. Vous êtes naturellement libre d’alerter les autorités compétentes afin qu’elles examinent la licéité de cette opération ».

Les autorités compétentes : j’envoie donc le 11 Novembre un message à la DGCCRF qui me répond le 28 que c’est … de l’hameçonnage, « une technique utilisée par des fraudeurs pour obtenir des renseignements personnels dans le but de perpétrer une usurpation d’identité. La technique consiste à faire croire à la victime qu’elle s’adresse à un tiers de confiance — banque, administration, etc. — afin de lui soutirer des renseignements personnels : mot de passe, numéro de carte de crédit, date de naissance, etc. ». Et de joindre une fiche technique sur l’hameçonnage.

Sauf qu’il ne s’agit d’hameçonnage, juste de pratiques commerciales trompeuses ; je lui réponds en ce sens : « Merci de votre réponse, mais je ne pense pas qu’il s’agisse de Phishing, mais de pratiques commerciales déloyales, ce qui est totalement différent. Je ne pense pas qu’elle agisse ensuite de manière frauduleuse, comme ceux qui font du Phishing, car elle a pignon sur rue : http://www.cardata.fr/ se présente clairement comme une société de marketing direct sur son site institutionnel. Ces pratiques sont honteuses, et contraire à l’éthique de la profession de marketing », en concluant que suis moi-même responsable marketing.

Nous sommes début janvier : peut-être n’aurais-je pas dire que je travaille aussi dans le marketing ! En tous cas, silence radio !

Je comprends pourquoi des sociétés comme Cardata agissent ainsi : les « autorités compétentes » ne les dérangent pas trop et … ne semblent finalement pas vraiment compétentes !

Prochaine étape, puisque ça fait bientôt 2 mois que j’ai demandé à Cardata de m’envoyer « toutes les informations me concernant contenues dans leurs fichiers, le numéro d’enregistrement à la CNIL de la base de données, la preuve que j’ai bien accepté de figurer dans base Affaires Affaires, et bien dans cette base précisément. ».

A suivre …