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Hervé Kabla : 100 pages, ça suffit !

Mon ami Hervé Kabla, Président de Be Angels, souligne les bonnes pratiques du social selling dans Marketing : 100 pages, ça suffit !

En une petite dizaine d’années, les outils de la communication digitale se sont diffusés au sein des entreprises évoluant en B2B. Réseaux sociaux, communautés en ligne, sites de partage, blogs, n’effraient plus les marketeurs B2B autant qu’ils le faisaient à l’époque pas si lointaine où Yann Gourvennec, François Laurent ou moi vantions les mérites du web social pour des usages professionnels auprès des entreprises. Le niveau de maturité reste cependant disparate, et à côté des pionniers comme Oracle, Orange Business Services ou SAP, on trouve encore de nombreuses entreprises qui avancent à tâtons.

Un des moyens les plus efficaces pour se lancer consiste, bien évidemment, à associer les premiers pas sur ces plateformes à des succès commerciaux. Pour cela, un concept tend à se populariser depuis quelques mois : celui du « Social selling ». Popularisé par LinkedIn, ce concept consiste à utiliser les réseaux sociaux pour améliorer l’efficacité des forces de vente. Cela semble aisé, mais encore faut-il ne pas procéder n’importe comment.

Le « Social selling » s’appuie sur trois grands principes. Le premier, c’est de travailler son « Personal branding », sa marque professionnelle sur les réseaux. Autrement dit, de transformer son CV en ligne en un profil qui présente clairement et avantageusement les raisons de travailler avec vous. Le second, c’est de maîtriser le moteur de recherche : LinkedIn est une base de plus de 400 millions de profils qui peuvent servir à qualifier un lead, la qualité d’un contact, ou de préparer un rendez-vous. Le dernier, c’est d’utiliser la plateforme de diffusion intégrée aux réseaux sociaux, notamment LinkedIn, qui peut progressivement vous transformer en un expert de votre secteur d’activité.

Enfin, nous ne le rappellerons jamais assez, le « Social selling » ne doit pas être confondu avec cette pratique de plus en plus courante et détestable, qui consiste à inviter des contacts par brochette dans l’unique but de gonfler son carnet d’adresse : cette pratique relève plutôt du spam, et ne peut que vous porter préjudice.

Humain, pas assez ou trop humain ?

Les débats ont été passionnants et passionnés aux Sommets du Digital de La Clusaz sur la thématique de l’intelligence artificielle.

Thème : AI et robotique vont détruire 50% de nos jobs dans les années à venir, notamment dans le domaine médical : mais Watson (du nom de l’AI d’IBM) saura-t-il montrer suffisamment d’empathie à ses patients pour que ces derniers se confient pleinement à lui ? Après tout, certains seniors japonais entretiennent des liens très étroits avec leurs robots de compagnie …

Thème : une AI collaborant avec un humain sera toujours plus performante qu’une AI seule (sous-entendu : l’humain irremplaçable) ; oui mais, la collaboration d’un imbécile avec un génie n’aurait-elle pas plutôt tendance à tirer ce dernier vers le bas ?

Thème : AI plus fiable : demain le véritable risque pour les voitures autonomes, ce seront celles conduites par des humains moins fiables … Quid des piétons qui traversent en dehors des clous, on va leur interdire la marche à pieds ?

Thème : l’AI prendra-t-elle un jour le pouvoir – back to 2001, l’odyssée de l’espace : mais non voyons, jamais une machine crée par l’homme ne disposera d’un tel libre arbitre … à moins d’un programmateur fou qui trahisse l’humanité ! Et quid d’une machine, créé non pas par l’homme, mais par une autre machine : c’est le principe même de la singularité, et le sujet des travaux de Singularity University, le think tank créé dans le giron de Google et de la NASA.

La vision ultime de tous ces experts et gourous qui dissertent sur l’AI, reste toujours teintée d’esprit divin – comme si, face à la machine, l’homme ne pouvait que s’assumer comme une créature de Dieu. Ou disons, d’un ou plusieurs dieux, selon les religions, et pour ne vexer personne.

Posons-nous maintenant dans une posture réellement « athée » : l’homme est juste le fruit de l’évolution – salut Darwin ! – donc son esprit – et toute la magie de la conscience – ne sont que le résultats d’échanges chimiques, ou chimio-électriques, c’est un peu compliqué, mais il n’y a aucun coup de pouce divin à y ajouter.

Alors là, on n’a plus qu’à disserter sur les mérites comparés de deux types de machine, l’une biologique, déjà bien ancienne, l’autre électronique, plus récente, mais dont la puissance augmente bien plus rapidement … tout reste ouvert, et nul ne peut prédire qui sera au service de l’autre – voire à la botte de l’autre – dans les années à venir.