Tous les articles - Marketing is Dead
18972
paged,page-template,page-template-blog-masonry,page-template-blog-masonry-php,page,page-id-18972,page-child,parent-pageid-1815,paged-127,page-paged-127,ajax_fade,page_not_loaded,,select-theme-ver-2.3,wpb-js-composer js-comp-ver-4.5.3,vc_responsive
 

Tous les articles

  • TRIER PAR :
  • TOUS
  • Actualité
  • Articles, publications
  • Consumer Insight
  • Coups de gueule
  • Culture(s)
  • C’est déjà demain
  • Demain l’assurance
  • Entretiens
  • Etudes Marketing
  • Interviews
  • Interviews 2.0
  • Le marketing par les nuls
  • Les copains d'abord
  • Livres
  • Mardis du Luxembourg
  • Marketing 2.0
  • Menteurs
  • Non classé
  • Respect
  • Ridicule
  • Société
  • Un peu de bon sens
  • Web 2.0

Dans une ville connectée … #1

Dans un post récent, j’annonçais la réunion du Club Expérience Digitale de l’Adetem du jeudi 2 mars prochain consacrée à la Smart city, pour laquelle plusieurs membres du Comité Scientifique ont rédigé une nouvelle pour lancer les débats : voici la mienne.

 « Bonne soirée, les gars, c’était sympa hier soir de boire un café ensemble et de faire connaissance de visu avec les nouveaux ! ».

François fait un peu signe de la main à ses collaborateurs réunis autour de la grande table de leur bureau … virtuel : en réalité, tous travaillent comme lui depuis leur domicile.

« Albert, je m’en vais ».

Albert, c’est le portier – virtuel bien sûr – de l’entreprise, que chacun a pu affubler d’un sobriquet de son choix ; lui a choisi Albert en souvenir d’un vieux disque retrouvé lors d’un vide-grenier – une chanson d’un groupe français des années 60 : Albert, le contractuel qui « croyait que sa vie était belle ».

La « vraie » vie comme la virtuelle ne sont-elles pas que des illusions ?

La veille, pour la première fois depuis des semaines, leur directeur les avait convoqué pour une réunion de service, suivie d’un déjeuner d’intégration des nouveaux ; de tels rencontres devenaient de plus en plus rares : pas très écologique de tels déplacements et surtout, quel temps gâché !

Pour lui, ces rendez-vous désuets revêtaient un certain charme : sortir de bon matin, traverser le centre commercial voisin pour se rendre à la gare du métro express régional, prendre un café en regardant les habitués courir – puis, une fois dans sa rame, chausser ses lunettes de réalité virtuelle, et se faire une série.

La traversée matinale de la galerie marchande est pleine de surprise : généralement les boutiquiers testent les nouvelles offres promotionnelle de la journée. Il suffit donc de passer deux ou trois devant la même boutique pour se voir proposer un veste, puis un jean, puis une chemise à prix cassés … et ensuite pousser la porte pour profiter de toutes ces remises.

Hier matin justement, il s’était vu proposer un super costume décontracté … mais en consultant son compte en banque sur ses lunettes connectées, il s’était aperçu que le virement de sa paie n’était pas encore arrivé ; déjà le mois dernier, il s’était montré un peu trop désinvolte et son banquier virtuelle – mais banquier quand même – l’avait tancé !

La promotion l’avait suivi toute la journée, et la boutique du Forum des Halles lui avait même envoyé un jeton cadeau de 10 euros complémentaire pour le faire craquer : décidément, les commerçants avaient de plus en plus de mal à écouler leurs stocks.

Et en rentrant, il découvrit même un jeton complémentaire à dépenser avant le lendemain midi : sa géolocalisation montrait qu’il était revenu chez lui, et comme il travaillait à domicile, il fallait trouver un moyen de le faire ressortir en dépit de ses habitudes.

Vive la politique « vintage »

« De quoi la gauche est-elle malade », titre en gros caractères Philosophie Magazine : je n’ai pas lu le dossier mais j’avancerais volontiers une réponse assez simple : de la chute du Mur de Berlin et de la politique.

Bien sûr, déjà bien avant l’effondrement du bloc soviétique, il n’y avait plus grand monde pour croire en l’inéluctable victoire du communisme – excepté Georges Marchais, bien entendu. Mais une gauche plus « moderne » apparaissait une alternative crédible à une droite déjà embourbée dans ses scandales immobiliers et financiers (souvenez-vous de la Garantie foncière … avant le PénélopeGate) et ses diamants de Bokassa.

Là-dessus s’effondre le Mur, ancrant dans les esprits que seul le modèle libéral est viable ; et au libéralisme pur et dur des Reagan et Thatcher s’opposera le libéralisme soft des Blair et Clinton … puis des Hollande et Valls : fini le grand soir, et pas non plus de quoi faire rêver dans les chaumières des plus défavorisés.

Le problème, c’est que la seule alternative au libéralisme, soft ou dur, ce seront les extrêmes – et surtout, les extrêmes qui ne sont jamais compromis dans quelque gouvernement : les Trump et les Le Pen – pas réjouissant !

Ça, c’est pour la chute du Mur ; la politique, c’est quand le libéralisme soft ne fonctionne plus et que les gouvernants cherchent à s’accrocher : c’est Valls et Hollande reniant leurs origines socialistes – ou trahissant leur électorat socialiste – pour gouverner au centre … or le centre, n’en déplaise à Bayrou, a toujours été de droite en France.

Ce sont aussi les députés travaillistes anglais qui cherchent à se débarrasser d’un Corbyn qu’ils ne jugent pas trop présentable … et que la base du parti réélit à sa tête ; ce sont les députés socialistes français qui après la victoire de Hamon cherchent à rejoindre Macron, au cas il y aurait quelques places à grappiller … et certainement pas pour son programme, puisque comme le rappelait récemment Charline Vanhoenacker et Guillaume Meurice sur Fance Inter : même les machines à laver ont bien « plus de programmes » que lui.

Aujourd’hui quand on voit les premiers pas d’un « non establishment » comme Trump au pouvoir, on peut frémir ; on se rassurera en se disant que Marine Le Pen n’est pas tout à fait aussi anti système puisqu’elle triche comme Fillon avec l’argent public … mais c’est pas glorieux.

Pour éviter d’en arriver à mettre aux commandes des personnages aussi dangereux que Trump ou Le Pen, certainement faudrait-il que les politiques ne gouvernent plus pour gouverner mais pour défendre des idées : mais face à la pensée unique, ça fait un peu « vintage », non ?