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Economie solidaire

Economie_sociale_et_solidaire.jpgOn parle beaucoup aujourd’hui de consommation collaborative et de le (re)prise en main de leur destin par les consommateurs … français et/ou occidentaux.

On parle presque autant de la fracture social qui s’aggrave, tant dans les pays développés comme la France, où les pauvres sont de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches, que dans les pays en développement – notamment les fameuses BRICS, dont l’économie tend en plus à s’essouffler.

Ce faisant, on oublie que dans bien des pays du globe, existe une misère encore plus radicale, sans « ascenseur social », où les enfants souffrent de malnutrition aigüe et où les systèmes de santé et scolaire sont en déliquescence.

La France compte près de 9 millions de pauvres (14,3 % de la population), selon le seuil de pauvreté utilisé par l’Insee – soit 60 % du revenu médian, 977 euros par mois pour une personne seule.

A Madagascar, 81% de la population vit sous le seuil de pauvreté (source Unicef), ce qui est déjà considérable … mais il ne s’agit pas du même seuil : il s’agit de celui de la pauvreté absolue, soit 1,25$, soit encore environs 600 euros PAR AN !

Mais de cette réalité est bien lointaine : plus de 8500 kilomètres … à chacun ses soucis !

Bref, si parler de consommation collaborative ou d’adaptation de son marketing à une société française qui s’appauvrit, c’est sexy – ou du moins « tendance » ; parler de Madagascar ne peut qu’ennuyer tout le monde.

Le tourisme constitue l’une des premières sources de devises du pays – 70% des touristes sont français.

Parmi ces derniers, quelques uns préfèrent participer à la construction d’écoles plutôt que de bronzer (idiot ?) sur les plages – qui sont pourtant pas mal ; d’autres choisissent de voyager avec une agence qui reverse une partie de ses revenus à des ONG locales.

Monter une agence de voyage associative et solidaire, c’est un peu galère – et même beaucoup : et c’est pour cela que j’ai décidé d’ajouter une catégorie à ce blog, que l’on pourrait nommer Economie solidaire.

J’y parlerai de mes amis de Grandir Aventure, de voyageursolidaire.org, la communauté des voyageurs solidaires qu’ils souhaitent lancer (et pour laquelle je vous demanderai peut-être votre aide) – et vous pouvez aller « aimer » leur page Facebook, pour commencer.

2 e.réputations, mais un seul personal branding #3

la-communication-digitale-expliquee-a-mon-boss.jpgSuite des notes parues le 16 et le 18 octobre.

La marmite est prête à exploser

Chaque individu jouit d’une certaine réputation parmi ses amis, ses parents – au sein de son système privé ; tout comme il bénéficie d’une autre réputation dans sa vie professionnelle.

Ce que nous enseigne Palo Alto, c’est qu’il convient que nos espaces privés et professionnels ne se recoupent pas trop : chaque individu doit pouvoir disposer d’une réputation privée différente de sa réputation professionnelle. Ou plutôt, sa réputation privée doit rester inconnue de la sphère professionnelle au sein de laquelle il évolue ; et vice versa.

Le problème, c’est que dès que l’on passe de la notion de réputation à celle d’e.réputation, les frontières explosent comme nous l’avons rapidement évoqué : gênant !

D’autant plus gênant que la notion d’e.réputation n’est qu’une subtilité pour évoquer ce qui émerge de la réputation d’un individu sur la toile ; mais ce n’est pas parce que le Web social constitue une autre vitrine, un autre miroir, que les individus sont devenus doubles : c’est notre réputation toute entière qu’Internet met sur la place publique.

En d’autres termes, en niant toute frontière entre vies privée et professionnelles ; en mélangeant e.réputations personnelle et professionnelle, le Web social élimine ce qui pour la majorité d’entre nous constituait l’ultime soupape de sécurité : un espace privatif totalement sûr et caché des regards.

Bref, la marmite est prête à exploser.

L’invasion de la vie personnelle dans la sphère professionnelle se révèlera tout aussi dévastateur que celle de la vie professionnelle dans la sphère privée : l’homéostasie des multiples systèmes où nous vivons ne pouvant être maintenue par cause d’accumulation de signaux contradictoires, c’est la ruine totale.

à suivre …