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Marketing is Dead

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L’inbound marketing selon Stéphane Truphème

A l’heure d’Internet et des médias sociaux, le marketing est devenu pour beaucoup de consommateurs synonyme de harcèlement : multiplication des pourriels dans sa boite aux lettres, de SMS intrusifs sur son mobile grâce aux beacons – en attendant de nouvelles actions plus proches de la guérilla que de l’offre commerciale via les objets connectés.

Les marques perdent leur légitimité, par la faute de marketers paresseux, qui préfèrent appuyer sur des boutons plutôt que de réfléchir à d’autres stratégies moins agressives : mais force est de reconnaître qu’avec son discours militaire, son enseignement ne les a pas préparés à agir autrement.

Avant le Web – car il fut une époque où le Web n’existait pas –, le rédacteur de marketing direct peaufinait ses messages et le stratège médias choisissait les bons canaux tout cela pour optimiser le retour sur investissement des campagnes ; désormais on inonde des populations qui n’en peuvent plus de communications tapageuses mais si bon marché que sur la masse, il se passera bien quelque-chose.

Les taux de rendement de l’e-mailing publicitaire se sont effondrés ces dernières années – performance à souligner pour un moyen si jeune ! Nul doute que ceux du retargeting suivront même voie, sans certainement même atteindre la maturité ; le marketing automation aura certainement de beaux jours devant lui … mais certainement pas si nombreux si les professionnels ne se réforment pas.

Quand les consommateurs devront systématiquement fermer le Bluetooth de leur mobile avant de pénétrer dans une galerie marchande pour éviter que ce dernier n’arrête pas de vibrer dans leur poche, ce jour-là, peut-être pas si lointain, le ROI du marketing – du moins de CE marketing guerrier – sera proche de zéro.

Alors ?

Alors il sera temps de réapprendre à respecter le consommateur, ne lui adresser que des messages désirés et désirables, de le séduire à nouveau par des sourires – de revenir peut-être aux bases de la relation commerciale qui consiste à ne pas considérer le client comme un ennemi – une cible en termes marketing … ou militaire !

Sans doute cela-t-il difficile pour beaucoup de changer de posture et de mentalité : mais ce qui est sûr, c’est que les premiers à le faire bénéficieront d’une incommensurable avance ; les autres pourront regarder avec désespoir leurs courbes de performances inexorablement s’effondrer.

L’heure est à l’inbound marketing !

Pour découvrir l’inbound marketing, découvrez l’excellent ouvrage éponyme de Stéphane Truphème, dont vous venez de lire l’avant-propos que l’auteur m’a gentiment demandé de rédiger.

Ça, c’est du sondage

Un copain panéliste m’envoie cette copie d’écran : pas de « Ne sait pas » ou de « Aucune »,  pour passer à la suite du questionnaire, il faut obligatoirement répondre connaître au moins une de ces trois marques : c’est le chef de produits Panzani qui va être content, jamais la notoriété de ses produits n’aura été aussi bonne !

Panzani

Allez, circulez, il n’y a rien à voir !

Internet, mobile, médias sociaux : ne serait-il pas temps de déconnecter ?

Fin 2011, juste avant Noël, un millier de salariés de Volkswagen disposant d’un BlackBerry d’entreprise obtenaient de ne plus pouvoir consulter leurs emails professionnels en dehors des heures de travail !

Selon une étude du cabinet de conseil Deloitte citée par Le Monde, « 71 % des cadres regardent leurs mails professionnels le soir ou en congés et 76 % estiment que les outils numériques ont un impact négatif sur leur vie personnelle ».

Et s’il n’y avait que les courriels professionnels : la vague numérique nous submerge avec une telle violence que la pause s’impose !

De l’hyper-connexion à la déconnexion volontaire, il n’y avait qu’un pas qu’on est en train de franchir tant notifications et pop up publicitaires ont fini par décourager jusqu’aux plus geeks d’entre nous. Un fait étonnant à l’aulne d’une transformation digitale qu’on ne fait pourtant que tutoyer. Overdose en vue, donc ? On nous promet des térabits de données dont nous serions nous mêmes les producteurs. Donc volontaires et demandeurs ? Pas si sûr. La relation à l’autre, son engagement, l’identification de ses intérêts restent des points à redéfinir et explorer ensemble.

Pour vous aider à décoder ces phénomènes de déconnexion, de digital détox, d’adblock, le Club Marketing 2.0 de l’Adetem invite le mardi 31 mai, de 9 heures à 11 heures 30, 4 experts pour vous proposer des pistes, des postures marketing et managériales pour rendre acceptable et durable l’ère de l’omni-digital :

  • Cyril Attias, Founder & CEO de l’Agence des media sociaux, qui nous parlera de l’utilité de se déconnecter pour penser ! Et d’arrêter de lire et/ou réagir.
  • Pierre Chappaz, Président de Teads, pépite française spécialisée dans la vidéo programmatique, expliquera comment il lutte contre les logiciels de blocage de publicité, les fameux Ad-bockers, en améliorant l’expérience utilisateur.
  • Karl Fombuena, du Département Politique & Opinion de Harris Interactive, évoquera les attentes et attitudes des Français en la matière ; se sentent-ils trop dépendants des nouveaux médias ?
  • Stéphane Malochet, coach et co-fondateur du Leader Digital, suggérera entre temps long et frugalité, les nouvelles postures managériales à adopter pour accompagner la transformation numérique.

Pour s’inscrire, c’est ici.

Marketing is dead : de quelques fossoyeurs …

La marketing aurait de beaux jours devant lui – ils n’aurait même jamais connu tant d’opportunités de se développer – sans quelques profiteurs qui pour améliorer leurs bénéfices ou leur aura, abusent et abusent encore de la patience des consommateurs.

Au premier rang desquels, ceux qui édictent de lois : les hommes politiques !

Vous connaissez « Jean-Michel FOURGOUS, Co-fondateur de « Génération entreprise » (avec Olivier DASSAULT – 150 parlementaires), Maire d’Elancourt, Vice-président de Saint-Quentin-en-Yvelines, Conseiller départemental des Yvelines, Chef d’entreprise » … ? ça, c’est de la carte de visite.

Sauf que le cher Jean-Michel, s’il y a bien des lois dont il se moque, ce sont celles protégeant les citoyens contre les mails abusifs ; et une institution dont il se moque encore plus, c’est la CNIL.

Début 2016, je reçois un courriel expliquant « Chômage historiquement élevé, croissance nulle, fuite sans précédent des talents … Dans cette vidéo sans langue de bois, je reviens sur les échecs économiques de l’année 2015 et formule des propositions concrètes pour redresser notre économie et relever la France » : si ce n’est pas du vulgaire racolage politique !

Je lui demande aussitôt le numéro de déclaration du fichier utilisé à la CNIL : pas de réponse !

Petite relance : « Je vous ai envoyé ce mail resté sans réponse. Il est inadmissible que les hommes politiques ne montrent pas l’exemple. Sans réponse par retour, je sollicite la CNIL pour une plainte ».

… et réponse : « Il doit donc s’agir d’une erreur technique, et nous vous prions de nous en excuser une nouvelle fois ». Et mon numéro de déclaration à la CNIL, parce qu’il y a bien fallu qu’elle sorte de quelque part, mon adresse, pas d’un chapeau.

Allons donc, les lois françaises ne sont pas faites pour les hommes politiques.

Le social selling expliqué à mon boss

Hervé Kabla vient de cosigner avec  Sylvie Lachkar (voir son interview ici) : Le social selling expliqué à mon boss.

MarketingIsDead : Le social selling, tout le monde en parle aujourd’hui : c’est une nouvelle mode, ou cela recouvre-t-il une véritable démarche marketing et commerciale ?

Herve Kabla : Nouvelle mode? Pas du tout ! Déjà en 2008, lorsque j’ai démarré mon activité, j’ai utilisé LinkedIn pour nouer mes premiers contacts, rencontrer des adhérents pour Media Aces ou des personnes à interviewer pour l’émission Corporate Blogs diffusée sur Decideurs TV ! En fait, l’utilisation des médias sociaux, et notamment des réseaux sociaux B2B, pour développer l’activité d’une entreprise, est naturelle, dès lors qu’on a compris le potentiel d’une base de données structurée telle que LinkedIn, accessible à tous, partiellement gratuite. Ce qui a changé, de nos jours, c’est la prise de conscience globale au niveau d’une entreprise, et la mise en place de processus formalisés, notamment pour la production de contenus, la formation des commerciaux ou les passerelles avec le CRM.

MarketingIsDead : Contacter un client potentiel via LinkedIn ou un autre média social et lui proposer ses services, ce n’est pas nouveau …

Herve Kabla : Effectivement. Ce qui est nouveau, c’est qu’on est passé de moins de 30 millions de profils sur LinkedIn en 2008 à près de 400 millions aujourd’hui. Le potentiel est énorme. La loi de Zipf, qui établit que l’efficacité d’un réseau croît comme le carré de la taille de ses membres joue à plein tube. Toute entreprise française de plus de 10 salariés compte probablement, aujourd’hui, au moins un salarié sur LinkedIn ou Viadeo.

Maintenant, il ne faut pas tomber dans un excès contre-productif: le social selling, ce n’est pas envoyer du spam à des contacts que l’on ne connaît pas. C’est une démarche plus intelligente, qui consiste à se faire connaître et reconnaître, apprécier, pour que votre réseau pense à vous comme un fournisseur privilégié, un partenaire commercial, un référent auquel il aura plaisir à faire appel.

MarketingIsDead : Finalement, le social selling, c’est un peu une combinaison de brand content et d’inbound marketing …

Herve Kabla : Parfaitement. Sans oublier le personal branding. Il s’agit d’utiliser son profil pour être référent et des contenus de l’entreprise pour être intéressant.

MarketingIsDead : Le social selling, ça marche mieux en B2B ou en B2C ?

En B2B, sans conteste. Le social selling est d’autant plus intéressant qu’on est dans le cadre d’une vente complexe, avec un interlocuteur personnalisé, qu’on connait déjà, ou qui nous connaît déjç. En B2C, en revanche, on va probablement chercher à toucher la masse: la relation individuelle est moins importante, même si l’enjeu de personnalisation reste prépondérant.

MarketingIsDead : Les médias sociaux expliqué à mon boss, puis le digital expliqué à mon boss et maintenant le social selling expliqué à mon boss : c’est qui ton boss ? Et c’est quoi la suite du programme ?

Herve Kabla : En publiant en 2011 le premier ouvrage avec Yann Gourvennec, nous avions caressé le projet d’étoffer la gamme, et pas seulement sur la base de notre production personnelle. Nous avons même déposé la marque « …expliqué à mon boss ». Depuis, trois autres ouvrages ont suivi: un co-écrit avec Yann (la communication digitale…), un autre avec Sylvie (le social selling…) et un écrit par Mohamed Khodja (le marketing digital à l’international…). Trois autres ouvrages sont en projet, voire ne cours de finalisation: les startups et l’innovation (par Alexandre Steiner et Matthieu Vetter), la communication de crise (Emmanuelle Hervé) et le luxe (Audrey Kabla). A suivre, donc…

 

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Les derniers billets :

Avec Wizzas, l’assurance entre enfin dans consommation collaborative

La consommation collaborative arriverait-elle enfin dans l’assurance en France ? Rencontre avec Thierry Delcupe, le fondateur de Wizzas.

MarketingIsDead : Thierry, tu as fondé Wizzas : en deux mots, c’est quoi, Wizzas ?

Thierry Delcupe : WIZZAS.COM est la première plate-forme digitale d’achat groupé en assurance. WIZZAS.COM s’adresse autant aux particuliers qu’aux professionnels (artisans, commerçants, professionnels) et aux entrepreneurs de moins de 10 salariés.

MarketingIsDead : L’assurance connaît déjà les comparateurs de prix pour casser les coûts, comment un nouveau service de ce type peut-il trouver sa place ici ?

Thierry Delcupe : WIZZAS.COM n’est pas un simple comparateur.

La plate-forme digitale WIZZAS.COM révolutionne l’offre d’assurances. Quels que soient les besoins (questions d’assurances traditionnelles ou liées aux nouveaux modes de consommation), les membres de WIZZAS.COM expriment leur besoin avec leurs propres termes. WIZZAS.COM qualifie les besoins avant de les orienter vers un groupe existant aux caractéristiques similaires ou proposer de créer une nouvelle communauté. Une fois que le groupe atteint sa taille critique, tous les assureurs sont solliciter pour apporter leurs meilleures réponses. Après une analyse indépendante et argumentée, WIZZAS.COM présente les 3 propositions en terme de réponses apportées et de prix. Un forum et accès à tout moment à son conseiller WIZZAS permet à chaque membre de se décide individuellement en toute connaissabce pour souscrire et payer on line. WIZZAS.COM peut s’occuper de la résiliation du contrat actuel.

Pour les assureurs, l’accès aux expressions de besoins en assurances est gratuit. Chaque assureur est libre de sa réponse. WIZZAS.COM n’exige aucune exclusivité aux assureurs. Ces derniers pourront proposer leurs réponses également à leurs autres réseaux. WIZZAS.COM tient à leur disposition les études réalisées.

Avec WIZZAS.COM, les assureurs en terminent avec le comportement de chasseur de primes induit par la pratique des comparateurs. WIZZAS.COM favorise la fidélisation des assurés et permet aux assureurs de mieux répondre aux exigences de Solvency II.

MarketingIsDead : Après l’assurance, la banque ou d’autres services ?

Thierry Delcupe : A court et moyen termes, WIZZAS.COM se concentre sur l’offre d’assurance. En effet contrairement à d’autres activités (voyage, commerce, service,…) l’assurance tarde à prendre son virage digital. WIZZAS.COM aura besoin de temps pour y parvenir.

MarketingIsDead : Comment devient-on « tiers de confiance » dans le domaine de l’assurance et des services.

Thierry Delcupe : C’est un ensemble de facteurs.

Tout d’abord la crédibilité du modèle. Porté par ses 3 associés  (Myriam GOATA, Julien RENAULD et Thierry DELCUPE), qui ensemble représentent plus de 75 ans d’expérience dans l’assurance, WIZZAS.COM a su convaincre les assureurs.

Ensuite, une communication convaincante et innovante pour obtenir la confiance des internautes et savoir les réunir autour de thèmes fédérateurs.

Enfin, une attention toute particulière non seulement pour tenir les engagements pris mais également anticiper les besoins des membres de WIZZAS.COM.

Un copain à Venise

Alain m’envoie cette charmante carte postale de Venise … je ne suis pas sûr qu’elle donne envie d’y aller !

Venise aussi merveilleuse que sa police est sordide !

Entre Mestre et Venise si vous vous engagez en voiture dans une rue interdite à la circulation, sans que cela soit signalé par un panneau officiel du code de la route, vous avez au moins deux amendes (très salées), une fois quand vous entrez dans la zone et une fois quand vous en sortez ! ça c’est mon cas, avec 2 amendes à 5 minutes d’intervalle !

Bien pire, de l’aveu même de l’ambassade d’Italie contactée à l’occasion, certains touristes perdus dans ces zones pièges écopent d’un nombre élevé d’amendes, soit autant de fois qu’ils passent devant la caméra, amendes réclamées par lettre recommandée par la police de Venise…

Cela s’appelle du racket, ni plus ni moins !

Dans un pays où les camions se garent sur des barges, tout arrive …

En route pour le Sommet du Digital

Venez oxygéner vos neurones !

Voilà ce que vous propose Kawa, mon éditeur favori qui vient de publier Le marketing augmenté, le dernier ouvrage du Conseil Scientifique de l’Adetem : partir du 1er au 3 février 2016 à La Clusaz pour tout savoir sur la transformation digitale, l’innovation et le Marketing d’aujourd’hui.

Si vous voulez savoir pourquoi j’y vais … regardez la vidéo.

 

L’Adetem est le partenaire associatif de cette manifestation, ce qui signifie que vous êtes adhérent, vous bénéficiez d’une sympathique remise avec le code promo ADETEM : pas compliqué !

Pour consulter le programme et vous inscrire, c’est ici.

 

A midi, vous êtes mort

Difficile au dernier CES de Las Vegas de ne pas chopper plein de puces : l’Internet des Objets – prononcez « Aï O Ti » ; en France, on parle plutôt d’objets connectés – était partout.

La dénomination Internet des Objets me semble plus parlante : le réseau actuel permet aux humains d’échanger entre eux, celui de demain permettra aux objets d’en faire autant … sans même que nous soyons au courant ! Le seul problème, c’est qu’aujourd’hui et pour quelques années encore, on reste plutôt dans les objets connectés – donc des objets pleins de puces qui vont nous informer sur notre température, nos calories … ou les cibles potentielles, pour les dragueurs de tous sexes !

Et quand vos vieux objets n’auront pas de puces, vous pourrez quand même vous gratter en leur collant de petits capteurs – comme ces peanuts que vous allez coller un peu partout chez vous ou sur vous.

Évidemment, toutes les startups et autres entreprises du High Tech œuvrant dans le domaine de l’IoT ont prévu des connections Bluetooth de leurs gadgets avec nos Smartphones pour leur permettre de pénétrer dans le vaste monde de l’Internet des Objets – via des application iOS et/ou Android, bien entendu : Windows 10 n’est pas vraiment tendance.

Déjà que les heureux possesseurs d’abonnements 4G se plaignent d’avoir bien du mal à tenir toute une journée en cas de surf un peu intensif – sans trop exagérer, non plus ! Les batteries se déchargent si vite ; mais bon, on peut quand même se retenir quand la charge baisse fortement.

Les puces, elles, vont tchatcher dès potron-minet et sans faiblir toute la journée : normal, il leur faudra bien avertir leurs experts (robots, bien entendu) des calories que vous venez de prendre, de votre taux d’alcoolémie, j’en passe … Et ces derniers vous avertiront des risques que vous prenez – ou votre assureur, votre banquier ou votre médecin, si nécessaire !

Dans le vaste et magnifique monde de l’IoT, malheur à ceux qui ne disposeront de batteries puissantes ! Aujourd’hui, sans téléphone et Internet mobile, vous êtes mort : nul ne peut vous joindre, vous ne pouvez signe de vie à personne.

Grâce aux puces de l’IoT, dès midi vous allez vous retrouver sans batterie … virtuellement morts !

Persona, étrangement humain

Surprenante exposition qui commence au Musée du quai Branly, intitulée Persona, étrangement humain.

Exposition qui rapproche des œuvres de la pensée mythique et des créations plus contemporaines sur le thème de la robotique : une figurine anthropo-zoomorphe inuit provenant de l’île d’Ammassalik au Groenland y côtoie le robot Berenson, né en 2011 de la rencontre d’un anthropologue, Denis Vidal, et d’un roboticien, Philippe Gaussier ; une spatule vomitive anthropomorphe (sic) Taïno de la Martinique voisine avec les créations récentes de l’artiste coréenne Wang Zi-Won.

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Le roboticien japonais Masahiro Mori, connu pour ses recherches « sur les réponses émotionnelles des entités non-humaines », dixit Wikipédia, « montre que plus une créature artificielle a forme humaine, plus elle a de chances de créer de la curiosité, de l’empathie et de l’attachement » – et là, je cite le catalogue de l’exposition – mais aussi que « un trop grand degré de réalisme crée chez la plupart des gens un sentiment de malaise, d’étrangeté, voire du rejet ou de la répulsion ».

Est-ce pour cela que les créations contemporaines ressemblent tant aux sculptures antiques, pour construire une barrière avec l’humanité ? Ou parce que les artistes y projetaient leurs propres peurs et répulsions ?

En regardant les robots qui pullulaient au CES de Las Vegas, on a quand même l’impression que certaines frontières sont en train de s’abolir ; pareil quand on s’apprête à caresser le petit chat électronique de Hasbro, destiné à tenir compagnie aux personnes âgées.

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Les écrits de Mori datent des années 70, une époque quasi préhistorique … Nul doute que si le Musée du quai Branly actualise son exposition dans quelques années, les organisateurs pourront s’interroger sur les étranges restes de non humanité que l’on pourra découvrir dans certains clones presque parfaits : des archétypes séculaires sont en train de sombrer à une vitesse folle.