FLaurent, Auteur à Marketing is Dead - Page 31 sur 32
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Author:FLaurent

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Chroniques de l’intimité connectée

Un jour, dans un futur pas si proche, mais pas si éloigné non plus …
« Ce millénaire va vite, presque même trop vite : tout change sans arrêt, on a évoqué la révolution digitale, celle du Web 2.0 et des médias sociaux, celle de la consommation collaborative ; sans oublier le big data, les objets connectés.
Hier le progrès était linéaire … ou du moins l’imaginions-nous comme tel : mais clairement, ce n’était que le tout début d’une exponentielle et soudain, nous nous retrouvons au point d’inflexion de la courbe – les mathématiciens pardonneront une métaphore approximative, mais il est clair que notre société subit une poussée violente »
.
Jules sourit en relisant cette introduction à un vieil ouvrage de 2015 : Rupture, vous avez disrupture ? Ils en avaient de l’imagination ces gars des Mardis du Luxembourg ! Et pourtant, tout avait encore été plus vite, bien plus vite qu’ils ne l’avaient fantasmé : on était passé dans le monde de l’Internet des Objets – l’IoT, prononcez Aï O Ti, pour Internet of Things ; et désormais les objets discutaient entre eux, sans nécessairement laisser la parole aux humains !
Ah ! s’ils avaient pu imaginer notre vie de tous les jours, pour le meilleur ou pour le pire : de nouvelles manières de s’aimer, de nouveaux modes d’actions pour le grand banditisme aussi ; de nouvelles règles sur le marché du travail – pour reprendre une expression désuète : il n’existe plus vraiment de marché du travail, les entreprises ont explosé, tout s’est atomisé.
Jules ferme son écran, et se plaît à rêver de ce qu’aurait pu être sa vie en 2016, dans un monde à peine connecté …
Retour en 2016.
Avec mes copains des Mardis, nous discutions de notre dernier recueil d’essais – celui-là même que Jules relisait en 20… .
Avec une certaine frustration : nous sentions qu’il nous fallait aller plus loin que l’analyse, mais réellement anticiper ce que serait demain la vie dans un monde totalement différent, du fait notamment de son hyper connexion.
Pour cela, il nous fallait cesser de réfléchir pour … créer.
D’où ce recueil de nouvelles qui vient de sortir chez Kawa, intitulé : Chroniques de l’intimité connectée. Car pour comprendre ce que sera le monde de demain, mieux vaut le vivre.
Prévenons tout de suite nos fidèles lecteurs (la fidélité commençant à deux expériences consécutives, je parle donc des ceux qui commencent cet ouvrage après avoir déjà dévoré Rupture, vous avez disrupture ?) : ce livre ne constitue qu’une étape …
Car nos réunions du mardi – qui d’ailleurs, rappelons-le, ne se tiennent pas nécessairement le mardi – nous conduisent déjà vers d’autres explorations. Et surtout de nouvelles formes d’expression : après ce second livre, il y aura … peut-être un troisième opus, mais aussi des conférences, des spectacles, des vidéos, et tout ce que nous imaginerons !
Work in progress.

Ma caisse de retraite m’écrit.

Cela semble partir d’un bon sentiment :

« … dans le cadre de ses actions de prévention contre l’isolement moral, renouvelle son atelier d’écriture »

Sauf qu’à la lecture de cette petite phrase, je décode tout autre chose – et je dirais même un double mépris !

Mépris de ses clients, au travers d’une relation bâclée : j’arrose toute la population et on verra bien ce qui remonte dans le filet.

Je me sens totalement en affinité avec la cible concernée, surtout lorsqu’il est précisé : « inutile de savoir manier la plume pour participer ». Me voilà rassuré : même ceux qui ne savent pas rédiger en français peuvent y aller !

Mais admettons : je suis à retraite depuis quelques années, complètement coupé du monde entier – bref, je suis dans la cible … et l’on m’assène : je suis un « isolé moral ». Et comme je ne sais pas que je suis en train de lire un vulgaire prospectus mal ciblé, d’autant qu’il ressemble furieusement à une lettre très personnalisée ; et comme je suis persuadé que l’on m’écrit tout particulièrement à moi, parce que l’on connaît ma détresse … je la prends en pleine figure, cette détresse : espèce d’isolé moral !

In fine, j’ai l’impression que cette caisse de retraite doit faire du social juste … parce qu’il il faut faire du social, et que l’on confie la chose un peu à n’importe qui.

Bien triste, finalement.

Avis, Petit futé : le marketing des numéros 2

Comment se débrouiller à l’étranger pour retirer ou changer des devises ? Question cruciale à laquelle tout voyageur prudent tente de trouver une réponse avant de partir visiter un pays exotique, notamment en feuilletant les guides de voyage.

Prenons un pays comme Taiwan : certains ne se montrent pas très rassurants :« Changer de l’argent à Taipei est loin d’être une sinécure, d’une part parce toutes les banques n’acceptent pas les euros, d’autre part parce que les distributeurs ne sont pas tous compatibles avec les cartes internationales françaises, les Visa fonctionnant moins bien que les Master Card ».

D’autres vous rendent plus optimistes : « Notez que si les distributeurs ne sont pas compatibles avec toutes les cartes européennes, les détenteurs de Visa® ou de MasterCard® ne devraient pas trop rencontrer de problèmes » ; et : « les principales cartes de crédit (Visa®, Diner’s®, MasterCard® …) sont acceptées à Taiwan et leur usage est répandu dans les hôtels, restaurants, grands magasins et autres ».

Qui croire ? Celui qui écrit Master Card en deux mots et sans ® ou celui que préfère MasterCard® tout attaché avec son ® ? Revenant de Taiwan, je dois dire que l’on trouve des distributeurs acceptant les cartes Visa à peu près partout, que seule la lenteur du guichetier rend pénible le change dans la 1ère banque venue … et que bon nombre de petits restaurants refusent encore toutes formes de cartes de crédit.

Bref, ni le 1er, ni le 2nd guide ne donnent la bonne information ; de toutes façons, réponses optimistes ou pessimistes sont tirées du même ouvrage, pages 115 et 278 du même Petit futé : à se demander quand pour la dernière fois ils ont posé le pied dans ce pays, et si un quelconque rédacteur en chef tente d’uniformiser les contenus.

Pourquoi alors acheter un guide suffisamment mal fait pour se contenter d’un vague plan d’ensemble pour une capitale Taipei de 5 millions d’habitants : il y a bien trois encadrés rouges pour les trois principaux quartiers, mais les cartes correspondantes de répondent pas à l’appel ? Simplement parce que c’est le seul en français !

Il y a deux façons d’être second : à la manière d’Avis ou du Petit futé.

A la manière d’Avis, c’est : nous sommes numéro deux, alors on fait plus d’efforts pour vous aider, le fameux « We’re only No.2. We try harder » ; avant de partir, je réserve une voiture chez Avis Asie via Car Trawler ; quelques jours plus tard, je reçois une carte de privilèges qui me permettra sur place, la mise à disposition gratuite d’un GPS … très utile quand on ne parle pas chinois !

A la manière du Petit futé : on copie sans vergogne son concurrent direct – le Guide du Routard : même format, même style copain, même look and feel, etc. ; et l’on commercialise un produit bâclé …

Le Routard est loin d’être parfait ; mais comparé au Futé, c’est un must !

Avis, Petit futé, deux marketings : l’un où le bien-être du client est au cœur des process, l’autre où il constitue le cadet des soucis.

Back to school

Back to school

De belles fleurs, une faune très dynamique … mais aussi des typhons, des tremblements de terre, auxquels heureusement nous avons échappé de justesse : Taiwan, c’est tout ça.

Les grenouilles sont taiseuses, elles sont juste là pour mesurer la montée des eux qui Sun Moon Lake.

01 Taipei (56) Yangmingshan

01 Taipei (289) Taipei Artists Village

06 Tainan (29) Temple 5 Concubines

07 Sun Moon Lake (13) Ita Thao

07 Sun Moon Lake (27) Ita Thao

C’est aussi un engouement étrange pour Hello Kitty qui commence dès l’avion, avec EVA Air, la compagnie locale, allez savoir pourquoi …

Bref, les vacances sont finies : le blog redémarre !

Demain, c’est la Nuit de l’Adetem

Ça aurait pu être la 11ème Nuit du Marketing, ce sera en fait la 1ère Nuit de l’Adetem, même si la grande majorité d’entre vous n’aura pas remarqué la différence !

Quand un évènement marche bien, on a souvent tendance à s’endormir sur ses lauriers et réutiliser les recettes qui en ont fait le succès : il n’y a pourtant rien de tel pour perdre ses clients qu’un marketing qui ronronne dans un doux confort.

Se remettre sans cesse en cause, c’est un peu l’aiguillon qui nous guide à l’Adetem.

Jean-Michel Raicovitch, mon coprésident, s’est ainsi attaché à transformer la Journée du Marketing en Adetem Factory avec de nouveaux formats pour nous aider tous à inventer un nouveau marketing, mais aussi réfléchir à notre rôle au sein de la société.

Le Conseil Scientifique, qui a publié ces dernières années deux ouvrages majeurs, Le marketing est mort, vive le marketing et Le marketing augmenté, s’exerce à trouver de nouvelles formes d’expression pour ses nouvelles réflexions : certes, un nouveau livre verra certainement le jour, mais pas seulement, il faut toujours pousser plus loin les challenges.

Cette Nuit ressemblera un peu aux précédentes, pourtant le ton sera différent ; des keynotes passionnants, mais dans des registres très différents ; des grands prix qui collent à l’actualité ; mais surtout des présentateurs, Pierre-Philippe Cormeraie et Pascal Cübb, très en rupture avec ce que nous sommes habitués à voir – @ demain !

Amazon piraté mais discret !

Il semblerait qu’Amazon se soit fait pirater … il en informe très discrètement ses clients !

Comme en témoigne ce mail que je viens de recevoir (inutile d’essayer de consommer sur mon compte, j’ai changé mon mot de passe).

« Chez Amazon, nous prenons très au sérieux la confidentialité de vos informations personnelles. Or, nous avons trouvé  en libre consultation sur Internet une liste d’adresses email et de mots de passe. Nous pensons que votre adresse email et que votre mot de passe Amazon pourraient figurer dans cette liste. Aussi, par précaution, nous avons du  désactiver votre mot de passe Amazon aux fins d’éviter une quelconque intrusion sur votre Compte Amazon sans votre consentement ».

Incivilité (ordinaire ?) des chauffeurs RATP

On parle souvent des incivilités auxquelles sont exposés les chauffeurs de bus de banlieue, toujours prompts à débrayer dès que se produit le moindre incident ; mais leur conduite est souvent loin d’être exemplaire, comme en témoigne cet aventure …

Vendredi 3 Juin, vers 14 heures, le bus 325 roule sur la file de droite avenue de Saint Maurice dans le bois de Vincennes, en provenance de Saint Mandé ; je suis sur la file de gauche, exactement à sa hauteur quand nous arrivons aux feux tricolores au bout du zoo, là où cette voie rejoint la route de ceinture du Lac Daumesnil.

Le bus met alors sont clignotant à gauche et force le passage devant moi, m’obligeant à freiner brusquement pour ne pas me faire accrocher ou déborder sur la partie gauche de la chaussée : ce n’est pas la première fois que je constate un tel comportement dangereux à un croisement, et si c’est énervant, cela ne mérite pas un papier sur un blog, juste un coup d’avertisseur pour montrer son mécontentement.

Ce que je fais : le chauffeur du bus décide de me punir – enfin je suppose – en … laissant passer le feu vert et bloquant ainsi toute la circulation, puis un second !

Le conducteur d’un véhicule derrière moi descend et vient l’apostropher : petite prise de bec, et le gars repart vers sa voiture : que fait le chauffeur du bus ? Il quitte son bus, se dirige vers l’autre conducteur et commence sur la chaussée une belle engueulade avec lui !

Le temps passe, le chauffeur de bus à court d’invectives remonte dans son bus, attend que le nouveau feu soit sur le point de passer à l’orange pour redémarrer, histoire de nous embêter une dernière fois, et s’en va.

Que pense la RATP de tout cela ? Et pourquoi ne je ne suis pas contenté d’envoyer un petit courriel sur son site ? Parce qu’il y a quelques années, j’avais utilisé la procédure adéquate pour me plaindre d’un agent de la RATP qui fumait sur le quai du RER à Vincennes : le gars à qui j’avais fait remarquer que ce n’était pas très correct m’avait fait un bras d’honneur. J’avais envoyé sa photo en précisant le jour et l’heure et la RATP m’avait répondu … qu’elle ne pouvait identifier la personne !

Là, si la RATP ne peut identifier son conducteur (je tiens un belle photo en gros plan à sa disposition) et constater qu’il est bien descendu de son bus pour une petite engueulade sur la voie publique …

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Laurence Duchier et la Gen Z

Directrice Associée d’Adwise, Laurence Duchier se passionne pour la danse contemporaine, le vélo à Paris et le plaisir à table ; elle lance la première étude en souscription avec une communauté sur la Gen Z.

MarketingIsDead : Qu’est-ce qui vous a amenés à vous intéresser à la Genération Z ?

Laurence Duchier : La génération Z est intéressante non seulement parce qu’elle va définir le monde de demain, mais aussi parce qu’elle dessine des contours réellement différents de la génération précédente, la Génération Y.

En effet, née après 1995, c’est la première génération qui est née et a grandi avec l’Internet mobile et voit s’ouvrir un nouveau monde fondé sur l’ouverture, l’émergence de modèles alternatifs – open, partage, collaboratif – et plus seulement un monde qui s’écroule comme c’était le cas pour la génération Y…

La génération Z s’approprie ces nouveaux codes et s’engage de façon confiante dans les modèles économiques émergents. Nous avons décidé de dédier une communauté à la GenZ pour la suivre au plus près et mettre nos enseignements au service de la stratégie de nos clients – innovation, communication, positionnement …

MarketingIsDead : Quel est l’enseignement principal de l’étude ?

Laurence Duchier : La Gen Z définit un nouvel ordre, fondé sur une vision du travail et de l’entreprise qui change radicalement la donne : elle aspire à des relations horizontales, au sein de structures souples et flexibles qui lui permettent de répondre à ses attentes d’indépendance et d’équilibre.

Cette génération recherche la libre expression – n’oublions pas qu’elle le pratique au quotidien via les réseaux sociaux – et la valorisation de la prise d’autonomie, quitte à remettre en question la hiérarchie et l’autorité de l’employeur !

La Gen Z est telle un phénix et se projette à travers plusieurs vies professionnelles, plusieurs séquences qui s’enchaineront, sans avoir peur de se tromper et en se renouvelant sans cesse : c’est une révolution en profondeur pour le monde de l’entreprise et le management.

En outre, elle envisage son avenir professionnel sous l’angle de la passion et du sens et pour s’épanouir pleinement, nombreux sont ceux qui se voient libres d’entreprendre, de s’installer à leur compte, tout en créant un réseau et en travaillant à plusieurs : c’est aussi la génération du do-it-together.

MarketingIsDead : Quelles incidences pour le marketing de demain ?

Laurence Duchier : Plusieurs éléments se détachent à ce stade.

Cela peut paraître évident mais l’omnicanal est un must-have pour toucher la GenZ, génération qui vit à travers plusieurs écrans – smartphone, tablette, ordinateur, TV – avec la nécessité de développer des formats courts, inventifs et reliés à un réel intérêt : c’est la cible rêvée pour l’Inbound marketing !

La communication sur les réseaux sociaux est également une priorité, avec un réel travail de distinction à opérer pour identifier les réseaux sociaux que la GenZ utilise et valorise : nous le voyons concrètement avec la montée en puissance de Snapchat qui correspond à l’éphémère recherché sur Internet, alors que Facebook perd de la vitesse, notamment auprès des plus jeunes.

Enfin les valeurs de transparence, d’authenticité et d’éthique sont au cœur des préoccupations de la GenZ et méritent une attention particulière de la part des marques.

La Blockchain, entre la mécanique quantique et Second Life

La Blockchain est un Eldorado qui se situe quelque-part entre la mécanique quantique et Second Life, pas très loin d’Internet.

Un Eldorado, car elle permet de réaliser des transactions financières pour trois fois rien et de manière totalement sécurisée ; tout le monde s’y intéresse, et notamment les banques qui utilisent encore un système antédiluvien pour leurs transactions. Mais elle ne sont pas les seules : les pouvoirs publics regardent la Blockchain avec beaucoup d’intérêt et un zeste de soupçon, puisqu’elle permet de battre monnaie (la référence, c’est le Bitcoin), en contradiction avec leurs privilèges régaliens ; et bien sûr, toute le petit monde de la FinTech qui espère faire fortune et détrôner les GAFA et autres TUNA.

Un Eldorado, mais aussi les portes de l’Enfer pour les institutions : car les premiers à pâtir d’un système totalement décentralisé seront bien évidemment … les banques et les gouvernements !

La Blockchain s’apparente aussi à la mécanique quantique parce si tout le monde en parle, peu de spécialistes savent réellement de quoi ils parlent : Einstein se plaisait à dire que seule une poignée de physiciens (dont il faisait partie) étaient capable de comprendre réellement la mécanique quantique ; on pourrait presque dire la même chose de la Blockchain … ce qui n’empêche pas tout le monde d’en parler, avec curiosité, inquiétude ou suffisance, selon sa posture.

Et Second Life ? En 2007, le réseau social en 3D préfigurait le futur de la toile, il était vécu comme incontournable, tellement à la mode que nos deux candidats à l’élection présidentielle y avaient construit leur île ; et les banques (encore elles) y recrutaient leurs futurs collaborateurs à grands renforts de publicité.

La Blockchain n’est pas très loin non plus d’Internet, puisque c’est un protocole facilitant des échanges : de données pour la toile, de transactions pour la Blockchain.

Mais un Internet balbutiant, car aujourd’hui, la Blockchain ne repose par sur un protocole unique (ou plutôt un ensemble de protocoles) comme TCP/IP, mais chacun y va de son petit protocole ; celui du Bitcoin a été mis au point par … on ne sait pas trop qui, puisque personne n’a jamais rencontré Satoshi Nakamoto, son concepteur !

Quand à la sécurité absolue du système, on peut également avoir quelques doutes, quand on observe la vitesse à laquelle le cours du Bitcoin fluctue : pêché de jeunesse ou instabilité inhérente à toute Blockchain ?

L’inbound marketing selon Stéphane Truphème

A l’heure d’Internet et des médias sociaux, le marketing est devenu pour beaucoup de consommateurs synonyme de harcèlement : multiplication des pourriels dans sa boite aux lettres, de SMS intrusifs sur son mobile grâce aux beacons – en attendant de nouvelles actions plus proches de la guérilla que de l’offre commerciale via les objets connectés.

Les marques perdent leur légitimité, par la faute de marketers paresseux, qui préfèrent appuyer sur des boutons plutôt que de réfléchir à d’autres stratégies moins agressives : mais force est de reconnaître qu’avec son discours militaire, son enseignement ne les a pas préparés à agir autrement.

Avant le Web – car il fut une époque où le Web n’existait pas –, le rédacteur de marketing direct peaufinait ses messages et le stratège médias choisissait les bons canaux tout cela pour optimiser le retour sur investissement des campagnes ; désormais on inonde des populations qui n’en peuvent plus de communications tapageuses mais si bon marché que sur la masse, il se passera bien quelque-chose.

Les taux de rendement de l’e-mailing publicitaire se sont effondrés ces dernières années – performance à souligner pour un moyen si jeune ! Nul doute que ceux du retargeting suivront même voie, sans certainement même atteindre la maturité ; le marketing automation aura certainement de beaux jours devant lui … mais certainement pas si nombreux si les professionnels ne se réforment pas.

Quand les consommateurs devront systématiquement fermer le Bluetooth de leur mobile avant de pénétrer dans une galerie marchande pour éviter que ce dernier n’arrête pas de vibrer dans leur poche, ce jour-là, peut-être pas si lointain, le ROI du marketing – du moins de CE marketing guerrier – sera proche de zéro.

Alors ?

Alors il sera temps de réapprendre à respecter le consommateur, ne lui adresser que des messages désirés et désirables, de le séduire à nouveau par des sourires – de revenir peut-être aux bases de la relation commerciale qui consiste à ne pas considérer le client comme un ennemi – une cible en termes marketing … ou militaire !

Sans doute cela-t-il difficile pour beaucoup de changer de posture et de mentalité : mais ce qui est sûr, c’est que les premiers à le faire bénéficieront d’une incommensurable avance ; les autres pourront regarder avec désespoir leurs courbes de performances inexorablement s’effondrer.

L’heure est à l’inbound marketing !

Pour découvrir l’inbound marketing, découvrez l’excellent ouvrage éponyme de Stéphane Truphème, dont vous venez de lire l’avant-propos que l’auteur m’a gentiment demandé de rédiger.